
Le quota d’Ottawa pour les VÉ chinois suscite des avertissements concernant les emplois en assemblage, l’abordabilité, les règles sur le travail forcé et les relations commerciales nord-américaines.
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Le quota canadien pour les VÉ chinois permet l’entrée de 49 000 véhicules la première année à 6,1 %.
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Les groupes automobiles préviennent que des importations subventionnées pourraient exercer une pression sur l’assemblage canadien et les chaînes d’approvisionnement nord-américaines.
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Les défenseurs affirment que des VÉ moins coûteux pourraient aider les acheteurs et soutenir de futurs partenariats industriels.
Le quota canadien pour les VÉ chinois place la Chine au centre d’un examen attentif, alors que les constructeurs automobiles, les groupes environnementaux et les experts en sécurité présentent des points de vue divergents sur ce que cette politique signifie pour l’industrie canadienne.
Les audiences parlementaires sur le quota de VÉ et l’arrangement tarifaire réduit ont mis en lumière un désaccord majeur quant à savoir si les paramètres établis représentent une ouverture contrôlée ou une menace pour la base automobile du Canada. Le Comité permanent de la science et de la recherche de la Chambre des communes a tenu plusieurs réunions sur l’accord jusqu’en avril 2026.
Les représentants du secteur automobile ont averti que des importations subventionnées pourraient affaiblir l’assemblage et la production de pièces au Canada. Sarah Goldfeder, de General Motors Canada, a déclaré aux députés que même un accès limité par quota pourrait nuire à la capacité du Canada de défendre ses intérêts industriels et technologiques. Brendan Sweeney, chef de la direction de la Pacific Manufacturing Association of Canada, a affirmé que le soutien de l’État chinois et les pratiques liées aux chaînes d’approvisionnement pourraient miner les investissements réalisés par Honda et Toyota au Canada.
L’angle commercial nord-américain est tout aussi sensible, sinon plus. Sweeney a déclaré au comité que l’accord est devenu un irritant en vue du prochain examen de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique. Les groupes automobiles ont également averti que la position du Canada au sein du marché nord-américain intégré des véhicules pourrait devenir plus difficile à gérer si les importations de VÉ chinois augmentent.
Les défenseurs du transport propre ont présenté une évaluation différente aux députés. Rachel Doran, de Clean Energy Canada, a affirmé que des VÉ moins coûteux pourraient aider les acheteurs canadiens confrontés à des pressions liées à l’abordabilité. Elle a également soutenu que le Canada a besoin d’avoir accès à des technologies de VÉ abordables s’il veut maintenir un secteur automobile concurrentiel.
Les Canadiens au volant de VÉ chinois pourraient se voir refuser l’entrée aux États-Unis
Les responsables fédéraux ont indiqué que l’arrangement devrait encourager les investissements chinois au Canada avec des partenaires de confiance. Moe Kabbara, de The Transition Accelerator, a déclaré que le Canada devrait chercher à obtenir des gains industriels durables de tout accès au marché, notamment dans la production de batteries, l’assemblage et le traitement des minéraux critiques.
D’autres témoins ont douté que le transfert de technologie soit simple. Margaret McCuaig-Johnston, de l’Université d’Ottawa, a déclaré aux députés que les pratiques d’investissement chinoises tendent à maintenir le contrôle sur la technologie, ce qui rend improbable un partage approfondi des connaissances.
Les préoccupations liées au travail forcé ont ajouté une autre couche de risque, tout comme la cybersécurité. Les questions relatives aux chaînes d’approvisionnement liées à la région chinoise du Xinjiang et aux véhicules connectés pourraient créer une série d’enjeux susceptibles d’avoir des répercussions négatives sur toutes les parties.
Source: Automotive News


