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Sept pays de l’UE ont demandé l’abrogation ou l’assouplissement de l’interdiction des moteurs à combustion prévue pour 2035.
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Un ensemble de mesures automobiles, susceptible de modifier cette législation, a été repoussé au 16 décembre.
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Certains des changements demandés incluent une exemption pour les hybrides rechargeables, les prolongateurs d’autonomie et les carburants synthétiques.
L’Union européenne a promulgué en 2023 une interdiction des moteurs à combustion qui empêcherait la vente de nouveaux véhicules fonctionnant à l’essence ou au diesel à partir de 2035.
Plusieurs autres pays, états et provinces ont adopté un plan similaire, notamment la Californie et le Québec.
Face à une situation très différente de celle prévue il y a seulement quelques années, l’objectif que tous les véhicules neufs vendus en Europe soient exclusivement électriques semble de moins en moins probable pour un certain nombre de pays européens.
En effet, depuis l’entrée en vigueur de la législation, l’économie mondiale a été affectée, le taux d’adoption des véhicules électriques a été plus lent que prévu, le gouvernement américain a instauré des droits de douane sur de nombreux véhicules fabriqués à l’étranger, et les constructeurs chinois ont fait des percées significatives sur le marché européen avec des VÉ abordables face auxquels les constructeurs historiques peinent à rivaliser.
Pour ces raisons, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie, la Bulgarie et la République tchèque font pression sur l’Union européenne pour qu’elle assouplisse les règles de l’interdiction ou qu’elle l’abroge complètement.
Pour aider l’industrie automobile européenne, l’UE devrait annoncer le 16 décembre un « ensemble automobile » qui devrait répondre à certaines des préoccupations des États membres.
Cette annonce devait initialement avoir lieu le 10 décembre, mais des changements de dernière minute seraient nécessaires avant que la nouvelle législation ne puisse être proposée.
Les demandes les plus susceptibles d’être mises en œuvre comprennent une exemption pour les véhicules hybrides rechargeables et les VÉ équipés d’un prolongateur d’autonomie à combustion.
Ces types de véhicules génèrent beaucoup moins d’émissions d’échappement que les modèles conventionnels à essence ou diesel, mais comme ils ne sont pas considérés comme des véhicules entièrement zéro émission, leur vente ne serait pas autorisée après 2035 selon les règles actuelles.
Une autre modification de la législation pourrait autoriser les véhicules fonctionnant aux carburants synthétiques durables (e-carburants), qui sont en cours de développement dans quelques pays, dont l’Allemagne.
Pour la plupart, ces carburants sont créés à l’aide d’électricité renouvelable et de carbone capturé, ce qui signifie que leur production et leur utilisation ne génèrent pas de nouvelles émissions polluantes.
L’hydrogène et les biocarburants figurent également sur la liste des technologies qui pourraient être autorisées dans les nouveaux véhicules après 2035.

Les constructeurs automobiles ont prévenu qu’exiger que tous les nouveaux véhicules soient uniquement électriques étoufferait l’innovation et risquerait de rendre les fabricants européens non compétitifs en raison des coûts élevés de main-d’œuvre et de production, surtout par rapport à la Chine.
S’ils avaient accès à un éventail de technologies plus diversifié, les constructeurs estiment qu’ils seraient mieux à même de répondre aux demandes des clients tout en œuvrant pour un avenir plus propre.
Bien entendu, l’assouplissement de l’interdiction des moteurs à combustion de 2035 pourrait rendre plus difficile pour l’UE d’atteindre son objectif de neutralité carbone d’ici 2050.
Le prochain ensemble de réglementation sur l’automobile a été retardé de six jours, et certains responsables de l’UE ont suggéré qu’il pourrait même être repoussé quelque part en 2026.
Cela créerait davantage d’incertitude pour les constructeurs automobiles, dont beaucoup souhaitent voir une directive réglementaire claire avant de s’engager à dépenser des millions, voire des milliards, pour transformer leurs chaînes d’approvisionnement et leurs installations de production afin de se conformer aux demandes du marché et aux restrictions gouvernementales au cours de la prochaine décennie.
Source : Automotive News et Euro News


