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La compagnie ajoutera six nouveaux VÉ à sa gamme en Amérique du Nord, dont quatre seront assemblés aux États-Unis.
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Des efforts de consolidation auront aussi lieu pour réduire les coûts de production et développement.
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Nissan veut aussi tourner son attention vers les logiciels et les services en ligne.
Nissan affirme que plusieurs de ses prochains véhicules électriques seront admissibles au crédit d’impôt pour véhicules propres de 7 500 $ aux États-Unis à compter de 2026.
Depuis que le gouvernement américain a modifié, en août dernier, les règles permettant à certains véhicules de bénéficier des crédits d’impôt pour véhicules électriques, de nombreux constructeurs automobiles ont vu leurs modèles électriques devenir plus chers du jour au lendemain.
C’est également arrivé à Nissan puisque le tout nouveau VUS électrique Ariya est construit au Japon, ce qui le retire automatiquement de la liste des véhicules éligibles.
Afin de rendre l’Ariya à nouveau éligible et de s’assurer que ses prochains modèles électriques bénéficieront également d’un crédit d’impôt, le constructeur automobile a annoncé qu’il allait intensifier ses projets de construction de véhicules aux États-Unis.
L’entreprise (y compris Infiniti) devrait lancer six nouveaux modèles électriques sur le marché nord-américain d’ici 2026, dont quatre seront assemblés dans l’usine Nissan de Canton, dans le Mississippi.
On connaît encore peu de détails sur ces modèles, si ce n’est que deux seront des berlines et les deux autres des VUS.
En plus d’exiger que les VÉ soient assemblés en Amérique du Nord, la loi sur la réduction de l’inflation prévoit également que les batteries et leurs minéraux doivent provenir d’un pays ayant conclu un accord de libre-échange avec les États-Unis, ce qui exclut la Chine, qui est actuellement la principale source d’approvisionnement de l’industrie automobile.
C’est pourquoi Nissan va également travailler avec d’autres partenaires aux États-Unis afin de s’assurer qu’il recevra suffisamment de batteries conformes pour sa capacité de production.
En outre, le constructeur automobile étudie la possibilité de fabriquer des unités de propulsion électrique dans son usine de groupes motopropulseurs du Tennessee au lieu de les importer du Japon, comme c’est actuellement le cas pour la Leaf.
Grâce à la révision des crédits d’impôt, Nissan estime désormais que plus de 40 % de ses ventes aux États-Unis seront des véhicules entièrement électriques d’ici la fin de la décennie. En comparaison, 98 % des ventes devraient provenir de véhicules électrifiés (électriques et hybrides) en Europe en 2030.
À l’échelle mondiale, le constructeur automobile réduira ses coûts de production et d’ingénierie en consolidant ses plateformes et ses groupes motopropulseurs.
Cela signifie que de nombreux modèles partageront les mêmes éléments mécaniques sous une carrosserie différente. Par exemple, le Qashqai, la Leaf et le Juke (qui est toujours vendu en dehors de l’Amérique du Nord) passeront tous à la même plateforme et au même groupe motopropulseur électrique lorsqu’ils entreront dans leur prochaine génération.
En procédant ainsi pour l’ensemble de la gamme mondiale, l’alliance Renault-Nissan devrait passer de 100 modèles, dont 60 % partagent une plateforme, à moins de 90 modèles, dont 80 % partageront des plateformes.
En ce qui concerne les groupes motopropulseurs, Nissan propose actuellement 49 modèles, dont 4 entièrement électriques. Ces chiffres devraient être réduits à 19 groupes motopropulseurs au total, dont 3 seront électriques d’ici 2030.
Les économies d’échelle que Nissan réalisera seront utilisées pour mettre l’accent sur les logiciels et les services, qui, selon Nissan, constitueront un élément clé de son modèle économique à l’avenir.
Source : Automotive News


