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Histoire de Suzuki au Canada

Au milieu des années 80, le fabricant japonais Suzuki débarquait au Canada le cœur rempli d’espoir. À ce moment, le marché de l’automobile était florissant en Amérique du Nord. On retrouvait bien sûr les trois grandes bannières américaines (quatre, si l’on compte AMC qui allait passer aux mains de Chrysler en 1987), mais les constructeurs japonais Toyota, Honda et Nissan accaparaient une part croissante du marché.

Et c’est sans compter les bannières allemandes comme Volkswagen, Audi, Mercedes-Benz et BMW (ces trois dernières œuvrant dans l’univers haut de gamme), ainsi que toutes les autres qui ont fait de brèves apparitions chez nous, on pense ici simplement à Renault et Skoda, par exemple.

Départ prometteur

Et Suzuki, bien entendu. En fait, l’histoire canadienne de cette firme japonaise s’amorce en 1985 avec les débuts d’un véhicule qui a connu une belle popularité chez nous, le Samourai. Oui, un VUS, avant même que ces derniers ne soient aussi populaires. Ce dernier, c’est simple, était le pain et le beurre de l’entreprise.

En 1989, Suzuki va même commencer à produire des véhicules au pays, plus précisément à l’usine CAMI (Canadian Auto Manufacturing Inc) d’Ingersoll, en Ontario. Cette dernière était le fruit d’une collaboration avec General Motors. Le géant américain d’alors y assemblait aussi le jumeau du Samourai, le Geo Tracker, ainsi que la sous-compacte Geo Metro. Cette même année, Suzuki établira son record canadien en matière de ventes avec quelque 15 000 unités.

Au cours des années 90, la firme d’Hamamatsu poursuit sa croissance en sol canadien en ajoutant des véhicules à sa gamme. Celle-ci demeure réduite, toutefois, malgré l’arrivée de la sous-compacte Swift et du petit VUS Sidekick. En 1995, c’est la familiale Esteem qui se pointe pour élargir l’offre. À la fin de la décennie, on aura droit à l’évolution du Sidekick, le Vitara (ainsi que le Grand Vitara).

Croissance et crise économique

La décennie 2000 va nous permettre d’assister aux débuts d’autres produits qui vont connaître du succès, notamment la SX-4 qui se présentait sous forme de berline ou de modèle à hayon. En 2009, la compagnie présentait même une berline intermédiaire fort intéressante, la Kizashi (année modèle 2010). Cette dernière laissait entrevoir de belles choses pour l’avenir de la firme chez nous.

Cependant, la crise financière de 2008 était venue lui donner un dur coup, d’autant plus que les choses ne tournaient pas rondement en coulisse. GM rachetait alors sa participation de 20 % dans Suzuki, qui se tournait et vendait une participation de taille similaire à Volkswagen.

En vérité, le problème n’était pas tant le marché canadien que celui de vos voisins du Sud. Là, Suzuki peinait à s’implanter. Le krach de 2008 a provoqué un effet domino qui s’est soldé par la décision de l’entreprise, en novembre 2012, de se placer à l’abri de ses créanciers en invoquant le chapitre 11 de la loi sur les faillites aux États-Unis.

Dès lors, les dés étaient jetés. Au Canada, même si Suzuki faisait mieux, elle n’avait réussi qu’à vendre 5458 véhicules en 2012. Elle ne pouvait imaginer demeurer en place si la division américaine pliait bagage. Le 26 mars 2013, elle annonçait qu’elle allait cesser la vente de véhicules au Canada.

Un retour ?

Est-ce que la marque pourrait effectuer un retour au pays, surtout qu’elle n’a pas entièrement cessé ses activités, elle qui propose toujours des motos et des véhicules tout-terrain, notamment ?

La réponse à cette question est non… à moins que l’entreprise décide de revenir aux États-Unis, ce qui est improbable. Puisque le marché canadien ne représente que 10 % de celui situé au sud du 49e parallèle, il ne serait pas rentable pour la Suzuki d’offrir des produits exclusifs aux consommateurs canadiens, même si ces derniers se montraient intéressés. En plus du transport et de la logistique reliée au réseau de distribution, il faut aussi penser à l’homologation des véhicules pour notre seul marché, un exercice très onéreux.

Voilà pourquoi le départ de Suzuki il y a près de sept ans a toutes les allures d’un adieu permanent.

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