
Ce n’est pas la première fois qu’il est question de cet enjeu : que fait-on avec les batteries usées d’une voiture électrique lorsque celles-ci n’offrent plus la même capacité? Il faut en effet trouver le moyen de recycler ces composantes essentielles et les constructeurs étudient de plus en plus des avenues pour ces batteries appelées à alimenter d’autres appareils plus tard dans leur cycle de vie.
Le dernier constructeur à s’inscrire dans ce mouvement est Jaguar, le constructeur de l’I-PACE qui, malgré le fait qu’il n’est pas le plus gros joueur dans le segment électrique, doit tout de même songer à cette facette de la voiture électrique.
Le constructeur britannique s’est associé avec la firme Pramac afin de réutiliser des blocs de batteries ayant déjà servi à bord du multisegment de performance de la marque. En effet, cette association a notamment servi à réutiliser les batteries des prototypes et autres véhicules tests pour créer un système de stockage d’énergie zéro émission. Cette batterie qui conserve l’énergie pourra servir là où l’accès à l’électricité est compliquée, voire indisponible.
L’écurie de Formule E Jaguar TCS Racing a même utilisé le système baptisé Off Grid Battery Storage System pour alimenter son équipement de diagnostic et même pour fournir une alimentation auxiliaire aux garages des paddocks lors des essais du championnat du monde de Formule E au Royaume-Uni et en Espagne.
Le système de stockage d’énergie a une capacité de 125 kWh, ce qui est suffisant pour recharger complètement le Jaguar I-PACE ou même pour alimenter une maison de taille normale pendant une semaine. Le système se recharge à l’aide de panneaux solaires. Jaguar qui offre cette solution en location commerciale, affirme également que la batterie une fois sa vie utile terminée, peut être recyclée à 95 %.
Avec le nombre de VÉ qui croit chaque jour dans le monde, le recyclage des batteries va bientôt devenir un enjeu majeur comme le mentionne Jaguar : « L’approvisionnement en batteries de seconde vie pour les applications stationnaires, comme le stockage des énergies renouvelables, pourrait dépasser 200 gigawattheures par an d’ici 2030, créant une valeur mondiale de plus de 30 milliards de dollars. »


