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Des pressions ont été exercées sur Ottawa pour permettre que les véhicules certifiés pour la vente en Europe, au Japon et en Corée du Sud soient également vendus au Canada.
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Cela pourrait permettre l’entrée de véhicules plus petits, plus abordables et plus économes en carburant qui ne seraient pas vendus simultanément aux États-Unis.
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Stellantis affirme que sa gamme européenne contient quelques modèles qui pourraient s’avérer populaires au Canada.
Depuis environ un an, les associations de constructeurs, les fabricants de pièces et des membres du public ont fait pression sur Ottawa pour qu’il assouplisse sa réglementation automobile afin de permettre aux véhicules certifiés pour la vente en Europe, au Japon et en Corée du Sud d’être vendus au Canada sans processus de recertification coûteux.
Ce mouvement découle des tensions commerciales qui se sont développées entre le Canada et les États-Unis à la suite du début du second mandat du président Trump en janvier 2025.
L’industrie automobile canadienne a été considérablement touchée par ces tensions, puisque le président américain a explicitement déclaré à plusieurs reprises qu’il ne souhaitait pas que les voitures construites au Canada soient vendues aux États-Unis.

En réponse à la hausse du prix des véhicules et comme moyen de s’éloigner davantage des États-Unis, un certain nombre de Canadiens ont exprimé le désir que des véhicules plus petits et plus abordables vendus en Europe et en Asie soient autorisés au Canada, ce qui est actuellement impossible en raison des Normes de sécurité des véhicules automobiles du Canada (NSVAC), qui suivent de près les normes américaines depuis des décennies.
Le grand public n’est pas seul dans cette réflexion, puisque plusieurs constructeurs automobiles ont maintenant déclaré qu’ils seraient prêts à importer des véhicules d’autres marchés au Canada si la réglementation était modifiée.
En effet, Volkswagen, Nissan et maintenant Stellantis ont affirmé qu’ils pourraient importer certains modèles proposés en Europe et en Asie si Transports Canada acceptait leur certification européenne, japonaise ou sud-coréenne.
Comme faire certifier un véhicule pour la vente dans un nouveau pays est un processus coûteux et chronophage, les constructeurs ne prennent pas la peine de le faire pour des véhicules qui ne devraient pas se vendre en grand nombre.

C’est pourquoi, par exemple, très peu de véhicules sont vendus au Canada mais pas aux États-Unis, car les coûts liés à la certification sont généralement difficiles à justifier sans accès au marché américain, beaucoup plus vaste.
Si la nécessité d’une certification spécifique au Canada est supprimée, les perspectives sont bien meilleures pour de petits lots d’importations, même pour des modèles plus abordables.
Pour Stellantis, cela signifie que l’importation de véhicules de ses divisions européennes, telles que Peugeot, Citroën et Opel, pourrait être rentable.
Le PDG de Stellantis Canada, Trevor Longley, dit croire que la gamme d’outre-mer du constructeur comprend un certain nombre de modèles qui pourraient plaire aux conducteurs canadiens, y compris plusieurs véhicules électriques.

L’ouverture du marché aux véhicules certifiés dans d’autres pays ne devrait pas changer massivement ce que les Canadiens achètent (principalement des camionnettes américaines), mais elle offrirait des options supplémentaires, particulièrement dans la tranche de prix inférieure.
Stellantis Canada n’a pas désigné de modèles spécifiques qu’elle pourrait importer au Canada selon les nouvelles règles automobiles, mais des modèles comme la Peugeot 3008, la Citroën C4 et l’Opel Mokka — tous de petits multisegments disponibles avec des motorisations hybrides, hybrides rechargeables ou électriques — pourraient s’avérer populaires sur notre marché.
Bien sûr, tout cela reste un vœu pieux puisque Transports Canada n’a annoncé aucun projet de modification de son cadre réglementaire en ce qui concerne la certification des véhicules destinés à la vente au pays.
L’agence gouvernementale a toutefois confirmé qu’elle étudiait la question, ce qui signifie qu’il reste un certain espoir pour ceux qui souhaitent voir des modèles asiatiques et européens sur nos routes.
Source : Automotive News Canada


