Carlos Tavares : « les fournisseurs vont devoir absorber une partie des coûts »

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Les marques formant Stellantis | Photo: Stellantis

Le géant Stellantis a déjà soufflé sa première bougie il y a quelques jours à peine et s’apprête à dévoiler son plan d’avenir pour toutes ses marques, et ce, dès demain alors que sa tête dirigeante, Carlos Tavares, va dévoiler sa stratégie pour le virage électrique des divisions du constructeur formé de l’union entre PSA et FCA l’an dernier.

Carlos Tavares estime toutefois que ce virage électrique observé un peu partout dans l’industrie ne doit pas uniquement être l’affaire des constructeurs automobiles. Non, le grand manitou de Stellantis croit que les différents fournisseurs devront absorber une partie des frais reliés au virage technologique, d’autant plus qu’il y a également une saine compétition du côté de ces fournisseurs.

En fait, le chef de la direction de Stellantis ne voit pas comment éviter que les fournisseurs acceptent de supporter une charge financière plus importante, alors que Stellantis s’apprête à lancer plusieurs modèles électriques et hybrides rechargeables aux quatre coins du globe.

  1. Tavares n’a pas l’intention de refiler la prime monétaire aux consommateurs, surtout avec des objectifs assez ambitieux de surpasser le cap des 40 % de ses ventes aux États-Unis (et assurément au Canada également) d’ici 2030. Sur ce point, le chef de Stellantis a raison : les VÉ ne doivent pas être trop dispendieux, sinon les consommateurs ne les achèteront pas.

Selon lui, les véhicules électriques sont 50 % plus chers à produire et l’entreprise risque de perdre la classe moyenne en offrant une gamme de véhicules électriques trop chers.

Cette déclaration de M. Tavares à quelques jours du dévoilement de cette vision d’avenir – celle-ci aura lieu demain le 1er mars – arrive à un moment plutôt favorable pour Stellantis, le constructeur qui a enregistré un profit net de 15,2 milliards de dollars, tandis qu’en Amérique du Nord, la marge de profit est passée à 16,3 %, un record surtout face à la marge de 10,1 % obtenue par FCA en 2020. Toujours sur notre continent, le bénéfice d’exploitation ajusté en 2021 a augmenté de 85 % par rapport à celui de FCA en 2020, pour atteindre 12,8 milliards de dollars.

Les chiffres indiquent que Stellantis va bien, mais Tavares veut quand même obliger les différents fournisseurs à se serrer la ceinture afin que la clientèle – la classe moyenne notamment – n’ait pas à absorber tous les coûts de ce virage électrique et technologique.

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