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Ce concept homologué pour la route rappelle la XL-1 de 2013, tout en étant propulsé par la motorisation électrique de l’actuelle ID. Polo.
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Le Mission Efficiency a enregistré une consommation moyenne de seulement 7,51 kWh/100 km sur un trajet de 1 300 km à travers l’Europe.
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Cette performance a été rendue possible grâce à un coefficient de traînée record de 0,158 et à plusieurs mesures d’allègement.
Treize ans après avoir conçu la voiture de série la plus économe, Volkswagen bat son propre record avec le concept proche de la série Mission Efficiency.
En 2013, le constructeur allemand avait atteint la plus haute efficacité jamais vue sur une voiture de série avec son coupé XL-1, un hybride rechargeable aux lignes futuristes produit à seulement 250 exemplaires.
Grâce à son bicylindre diesel de 0,9 L associé à une configuration hybride rechargeable, la XL-1 affichait une consommation moyenne de seulement 0,9 L/100 km, concrétisant ainsi l’objectif de la « voiture à 1 litre » fixé au début du XXIe siècle par le président de Volkswagen de l’époque, Ferdinand Piëch.
Les motorisations électriques étant désormais devenues la norme, l’entreprise relance sa quête d’efficience avec le Mission Efficiency, un modèle qui présente une ressemblance frappante avec la XL-1 de série.

En effet, le Mission Efficiency est lui aussi un coupé profilé d’allure futuriste, doté d’une ligne de toit fuyante (fastback) et de roues arrière en grande partie carénées.
Cette silhouette découle du travail aérodynamique poussé mené sur la XL-1, dont la forme générale offrait un excellent point de départ aux ingénieurs pour aller encore plus loin.
Le pari semble réussi : le Mission Efficiency affiche un coefficient de traînée ($C_x$) de 0,158, ce qui le rend plus aérodynamique que toute autre voiture homologuée pour la route, y compris la XL-1 et son $C_x$ de 0,159.
Cette réduction de la traînée provient en partie d’enjoliveurs pleins et de passages de roues avant ajustés au plus près, empêchant l’air de s’engouffrer ou de créer des turbulences.
Bien que le Mission Efficiency ne soit pas destiné à une production en série — du moins, pas à notre connaissance —, son record reste significatif, car il utilise en grande majorité des composants mécaniques déjà présents sur d’autres modèles Volkswagen, notamment l’ID. Polo.

Sous la carrosserie de ce concept se trouvent les éléments clés de la plateforme MEB+ en traction avant, dont le moteur électrique de 99 kW (133 chevaux) et la batterie de 54,9 kWh (utiles).
Outre son aérodynamisme, le Mission Efficiency mise sur un allègement drastique pour réduire sa consommation par rapport à l’ID. Polo, ce qui explique pourquoi ce modèle proche de la série remplace le système audio par une enceinte Bluetooth amovible.
De plus, il fait l’impasse sur l’écran central et le système d’infodivertissement : les conducteurs sont invités à fixer leur propre tablette ou smartphone sur la planche de bord pour la navigation et le divertissement.
Les quatre sièges sont habillés de tissu en maille et d’un matériau rappelant une toile d’araignée imprimée en 3D autour des appuie-têtes.

Le concept intègre également des cellules solaires sur le toit et la lunette arrière, censées offrir jusqu’à 30 km d’autonomie supplémentaire par jour en conditions ensoleillées.
Enfin, Volkswagen a travaillé en étroite collaboration avec Continental pour développer un pneu à très faible résistance au roulement spécialement conçu pour ce modèle, dérivé de la gamme EcoContact 7.
L’ensemble de ces optimisations fait du Mission Efficiency la voiture proche de la série la plus efficiente de l’histoire, avec une consommation moyenne d’à peine 6,48 kWh/100 km sur un cycle de conduite idéal.
Si ce cas de figure (vitesse constante de 68 km/h sur terrain plat avec tous les équipements secondaires éteints, comme la climatisation) ne reflète guère les conditions réelles, le concept a également fait ses preuves sur la route.

Volkswagen a en effet engagé le Mission Efficiency sur un périple de 1 278 km reliant son centre de développement de Wolfsburg à Vienne, via Poznań et Olomouc. Le véhicule y a maintenu une consommation moyenne de 7,51 kWh/100 km (pertes de recharge incluses), tout en atteignant une vitesse de pointe de 138 km/h et une vitesse moyenne de 67,72 km/h.
Au cours de ce trajet, la batterie n’a nécessité qu’une seule recharge, et la voiture a rallié Vienne avec 164 km d’autonomie restante.
Même si le Mission Efficiency dispose de quatre places contre deux pour la XL-1, Volkswagen reconnaît volontiers que les sièges arrière sont réservés à des enfants en raison de sa silhouette en goutte d’eau, qui rétrécit nettement l’habitacle à l’arrière.
Le modèle se veut néanmoins pratique : son hayon arrière s’ouvre sur un coffre aux dimensions généreuses, modulable grâce aux dossiers arrière rabattables et doté d’un compartiment profond sous le plancher.

Les ingénieurs ont par ailleurs logé le câble de recharge dans un bac sous une trappe située derrière la roue arrière droite, exploitant un espace d’ordinaire inutilisé pour libérer du volume dans le coffre.
Pour l’heure, Volkswagen n’a pas manifesté l’intention de commercialiser le Mission Efficiency en grande série, mais pourrait en fabriquer une série limitée, comme elle l’avait fait pour la XL-1.
Parallèlement, Audi, la marque haut de gamme du groupe, a également cherché à maximiser l’efficience avec sa récente A2, prouvant que la réduction de la consommation d’énergie constitue aujourd’hui une priorité pour l’ensemble du groupe Volkswagen.
Fait intéressant, la nouvelle Audi A2 revisite elle aussi un design du passé, à savoir la toute première A2 lancée en 2000.


















