
Le Groupe Volkswagen prévoit offrir moins de modèles, réduire ses investissements et procéder à d’importantes suppressions d’emplois, tout en réévaluant sa capacité de production européenne.
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Volkswagen prévoit réduire d’environ 50 % le nombre de modèles proposés par l’ensemble du groupe d’ici 2035.
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Environ 50 000 postes supplémentaires sont visés à l’échelle mondiale alors que Volkswagen restructure ses activités d’ingénierie et de fabrication.
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L’avenir de Seat demeure à l’étude, tandis que Volkswagen accroît l’importance stratégique de sa marque Cupra.
Le Groupe Volkswagen a obtenu l’approbation de son conseil de surveillance pour un important programme de restructuration qui vise son portefeuille de véhicules, ses effectifs, ses activités d’ingénierie et son empreinte industrielle afin de réduire les coûts et la complexité organisationnelle.
Dans le cadre du plan Future Plan 2030, Volkswagen entend réduire d’environ 50 % d’ici 2035 le nombre de modèles commercialisés par ses 10 marques. Cette stratégie permettrait de concentrer les dépenses de développement sur un nombre plus restreint de véhicules et d’accroître le partage des plateformes, des logiciels, des systèmes électroniques et des composants.
Le constructeur allemand prévoit également supprimer environ 50 000 postes supplémentaires dans le monde, y compris des postes de direction. Volkswagen compte actuellement quelque 663 000 employés et exploite 111 installations de production à l’échelle mondiale.

L’affectation des capitaux sera également resserrée. Volkswagen prévoit consacrer 135 milliards d’euros (217 milliards de $ canadiens) à la recherche, au développement et aux investissements connexes entre 2027 et 2031, soit environ 50 milliards d’euros (81 milliards de $ canadiens) de moins que dans son précédent plan quinquennal. L’entreprise prévoit néanmoins investir une somme dépassant les 100 milliards d’euros dans les produits, les technologies et les secteurs de croissance future.
Les changements apportés à l’ingénierie visent à éliminer le dédoublement du travail de développement. Certaines marques seront responsables de systèmes qui pourront ensuite être déployés ailleurs au sein du groupe. Volkswagen prévoit également accroître son recours à l’intelligence artificielle et aux ressources d’ingénierie situées dans des régions où les coûts sont moins élevés.
Pour les véhicules électriques, l’entreprise souhaite se concentrer sur deux architectures électriques et électroniques principales : son système Software Defined Vehicle et la China Electronic Architecture. Une architecture distincte est prévue pour les véhicules à moteur à combustion destinés à l’Europe et à l’Amérique du Nord.
Volkswagen : la Jetta et la Porsche Taycan bientôt à la retraite ?
Le programme de plateforme automobile SSP est ramené de huit variantes prévues à quatre. La filiale de logiciels Cariad fera également l’objet d’une restructuration, dont le plan détaillé devrait être présenté d’ici la fin de 2026.
La capacité de production constitue un autre volet majeur du programme. Volkswagen estime que ses activités européennes disposent d’une capacité excédentaire annuelle de plus de 500 000 véhicules. L’attribution future de produits demeure incertaine pour les usines d’Emden et de Zwickau à compter de 2031, celle de Hanovre à partir de 2032 et l’usine Audi de Neckarsulm à compter de 2034.
Ces usines n’ont pas été officiellement désignées pour fermeture. Volkswagen établira une structure de production européenne révisée d’ici la fin de juin 2027, tout en étudiant d’autres utilisations possibles pour ces installations. L’attribution future de véhicules devrait dépendre largement de la capacité de chaque usine à respecter les références internationales en matière de coûts.
Volkswagen prévoirait mettre fin à la marque Seat d’ici 2029; Cupra devient prioritaire
Seat pourrait également être touchée par la révision du portefeuille. Des documents internes cités par Autocar indiquent que la marque espagnole pourrait être progressivement abandonnée d’ici la fin de 2029,
Volkswagen modifie également le rôle de ses activités chinoises. L’entreprise vise à exporter annuellement entre 250 000 et 300 000 véhicules construits en Chine d’ici 2030 vers l’Asie du Sud-Est, l’Océanie, le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Amérique du Sud. Elle prévoit que ces exportations généreront plus de 1,5 milliard d’euros (2,4 milliards de $ canadiens) en revenus annuels supplémentaires d’ici 2030.
Source: Autocar


