Les tarifs américains forcent Subaru à retarder le développement d’un modèle électrique

 

Subaru Uncharted 2026 | Photo: Subaru

Les effets des tarifs douaniers imposés par l’administration Trump continuent de faire des ravages dans l’industrie automobile mondiale. C’était prévisible. Subaru en est la dernière victime, et les chiffres dévoilés par le constructeur démontrent l’ampleur des dommages causés par les lubies du président américain.

  • Les tarifs américains ont coûté 1,42 milliard USD à Subaru.

  • Le constructeur japonais a vu son bénéfice net chuter de 73 %.

  • 70 % des ventes de Subaru ont lieu en sol américain.

Une chute de 90 % des profits

Le constructeur japonais a enregistré une chute de 90 % de son bénéfice d’exploitation pour l’exercice fiscal qui s’est terminé le 31 mars 2026. Concrètement, c’est passé de 405,3 milliards de yens à seulement 40,1 milliards. La cause principale ? Les tarifs américains, qui ont à eux seuls englouti 226,9 milliards de yens (environ 1,42 milliard USD) dans les résultats de la compagnie.

Le bénéfice net, quant à lui, a chuté de 73 %.

L’effet des tarifs est brutal pour Subaru, car plus de 70 % de ses ventes mondiales proviennent du marché américain. La moitié de ce volume est exporté directement depuis le Japon, exposant ainsi la marque de plein fouet à la surtaxe de 15 % imposée par Washington sur les produits en provenance de ce pays.

Report d’un modèle électrique

Dans ce contexte, Subaru a annoncé une décision à la fois triste et lourde de conséquences : la production de son premier véhicule électrique développé de façon indépendante, prévue pour la nouvelle usine d’Oizumi, dont la construction touche à sa fin, est reportée indéfiniment. La nouvelle installation ouvrira ses portes comme prévu vers 2028, mais produira d’abord des véhicules à essence et hybrides.

L’éventuelle production de véhicules électriques conçus en interne sera déterminée « selon l’évolution de la demande ».

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« Le rythme d’adoption des véhicules électriques aux États-Unis a ralenti, en partie en raison de l’assouplissement des politiques environnementales », a déclaré le chef de la direction de Subaru, Atsushi Osaki. La compagnie entend également « réduire de façon importante les ressources allouées au développement des véhicules électriques », tout en poursuivant le travail sur les composantes de base.

Un problème qui n’est pas unique à Subaru

Subaru n’est pas le seul constructeur à se retrouver dans cette situation. Honda, General Motors et Stellantis ont, à divers degrés, revu leurs plans électriques à la baisse ces derniers mois. La fin des crédits d’impôt fédéraux américains pour l’achat de véhicules électriques, combinée à l’incertitude tarifaire, a profondément bouleversé les calculs de rentabilité de l’ensemble de l’industrie.

Pour les consommateurs canadiens, il reste les modèles développés en collaboration avec Toyota, à savoir les VUS Solterra, Uncharted et Trailseeker. Pour les modèles propres à la marque, il faudra attendre.

La transition électrique avance, certes, mais à un rythme que les politiques commerciales américaines freinent activement.

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