Europe: Trump menace d’augmenter les tarifs automobiles d’un autre 10% à 25%

Donald J. Trump (Andrew Harnik/Getty Images)

Le cirque trumpien ajoute un nouvel acte à sa longue série de décision de réprimandes. Cette fois, insatisfait des Européens, il veut ajouter 10% supplémentaires en tarifs sur l’importation de leurs produits. Cela porterait la taxation à 25%.

  • Trump prétend que les Européennes ne respectent pas l’accord.
  • Il n’est pas content du non-engagement de l’Europe face à son attaque de l’Iran
  • Les tarifs actuels imposés à l’importation automobile européenne sont à 15%
  • Il menace de les augmenter à 25%

Malgré une « entente » avec les Européens, Trump n’est pas satisfait. Sans raison apparente, autre que l’inaction de Bruxelles face à l’attaque de l’Iran, il a décidé unilatéralement que les tarifs sur l’importation d’automobiles européennes passeront cette semaine de 15 à 25$, une hausse de 10%.

Tel que rapporter par la BBC : « Je suis heureux d’annoncer que… la semaine prochaine, j’augmenterai les tarifs douaniers appliqués à l’Union européenne pour les voitures et les camions. »  Trump attaque donc encore une fois l’industrie automobile mondiale.

Accusations contre l’Union européenne et justification floue

Trump affirme que les Européens ne respectent pas l’entente tel que citer par Michael Gauthier de Carscoops : « (ils) ne respectant pas notre accord commercial pleinement convenu. » Comme c’est trop souvent le cas, les explications présidentielles de cette affirmation ne sont pas appuyées.

« L’annonce » a été faite sur son réseau Truth Social, Bruxelles se réserve donc une réplique officielle en bonne et due forme lorsque des documents officiels seront disponibles.

Siège social de l’Union européenne à Bruxelles

Relations tendues entre Washington et Bruxelles

D’ici là, plusieurs hauts dignitaires, parlementaires et membres de la communauté européenne critiquent vertement la décision arbitraire de Trump. Il faut dire que le tango entre Washington et l’Union européenne est complexe.

Trump a imposé les tarifs de 30%, sans raison, après une négociation, les deux parties se sont entendues pour un plafond à 15%. Suivant les menaces d’agression/annexion du Groenland, Bruxelles a refusé de signer en janvier dernier une entente avec les États-Unis. Le groupe européen a finalement accepté en mars suite à une accalmie des menaces.

L’Union européenne fixe une ligne rouge claire

Cependant, comme le rapport la BBC, l’Union européenne est claire et se montre ferme quant à la ligne rouge à ne pas dépasser par Washington, si il : « saper les objectifs de l’accord, discriminer les opérateurs économiques de l’UE, menacer l’intégrité territoriale des États membres, leurs politiques étrangères et de défense, ou exercer une coercition économique ».

Dans ce cas, Bruxelles se réserve le droit de déchirer tout accord avec les États-Unis.

« Nous demeurons pleinement engagés envers une relation transatlantique prévisible et mutuellement bénéfique. Si les États-Unis prennent des mesures incompatibles avec la déclaration commune, nous garderons toutes les options ouvertes pour protéger les intérêts de l’UE. »

Produire aux États-Unis pour éviter les tarifs

En lien avec l’automobile, pour Trump, selon sa perspective, il n’y a qu’une seule option dans le sens des « intérêts » des États-Unis :

« Il est pleinement entendu et convenu que, s’ils produisent des voitures et des camions dans des usines situées aux États-Unis, il n’y aura AUCUN droit de douane. »

Usine Mercedes-Benz U.S. International (MBUSI), Tuscaloosa, Alabama

En foulée de presse à l’extérieur de la Maison-Blanche, il dit :

« Nous avons un accord commercial avec l’Union européenne. Ils ne le respectaient pas. J’ai donc porté les droits de douane sur les voitures et les camions à 25 %, ce qui représente des milliards de dollars qui entrent aux États-Unis, et cela les force à déplacer leur production industrielle beaucoup plus rapidement ».

Une stratégie agressive assumée contre l’Europe

Il sait pertinemment que l’industrie automobile est l’un des secteurs les plus importants en Europe. Il veut donc volontaire faire mal économiquement aux Européens.

Cette décision suit également sa « logique » de retirer des troupes étasuniennes du continent européen, notamment en Allemagne.

Un cadre légal contesté aux États-Unis

La Cour suprême des États-Unis a déjà annoncé que les tarifs sont illégaux sous leurs formes actuelles. Cependant, pour ce qui touche l’automobile, il s’agit d’une autre règlementation qui n’est pas affectée par la décision de la plus autre instance judiciaire étasunienne.

Histoire à suivre dans les prochaines heures.

Source : Carscoop, BBC, Reuter

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