
-
Cela pourrait inclure de nouvelles fermetures d’usines.
-
Les mesures d’austérité toucheraient, selon les informations, l’ensemble des marques du constructeur.
-
La chute des ventes en Chine et les tarifs douaniers aux États-Unis sont les principaux responsables de la situation financière de l’entreprise.
Malgré des mesures de réduction des coûts incluant la première fermeture d’une usine allemande en 88 ans, le groupe Volkswagen cherche encore des moyens de réduire ses coûts d’exploitation jusqu’à 20 % d’ici la fin de l’année 2028.
En effet, le constructeur automobile viserait à économiser 60 milliards d’euros supplémentaires, après avoir déjà réduit ses coûts d’un montant non précisé, mais s’élevant à plusieurs dizaines de milliards d’euros, au cours des dernières années.
Aucune mesure précise n’a encore été annoncée, mais le magazine allemand Manager Magazin affirme qu’un scénario catastrophe, dans lequel l’entreprise fermerait d’autres usines d’assemblage, est envisageable.
Volkswagen a déjà fermé sa « Transparent Factory » à Dresde, où la voiture électrique sous compacte à hayon ID.3 était assemblée jusqu’en décembre dernier. C’était la première fois en 88 ans d’histoire que le groupe VW fermait un site d’assemblage dans son pays d’origine.
Bien que peu de précisions soient disponibles pour le moment, les rapports suggèrent que toutes les marques du constructeur — qui incluent notamment Audi, Bentley, Lamborghini, Porsche, Seat, Skoda et Volkswagen — seront touchées par les mesures financières à venir.
Ces compressions budgétaires sont rendues nécessaires par une baisse significative des ventes de l’entreprise en Chine, qui ont chuté de 36 % au cours des six dernières années. En fait, le groupe VW a vendu 2,69 millions de véhicules en Chine en 2025, soit une baisse de 8 % par rapport à 2024. En 2019, l’entreprise parvenait à y écouler 4,23 millions de véhicules.

En plus de cette forte baisse de la demande, principalement alimentée par la concurrence accrue des constructeurs chinois et leurs véhicules électriques, Volkswagen doit également faire face aux tarifs douaniers sur certains de ses modèles les plus populaires aux États-Unis.
En effet, seule la marque Volkswagen fabrique certains de ses modèles destinés au marché américain directement aux États-Unis. Cela signifie que tous les modèles d’Audi, Bentley, Lamborghini et Porsche sont importés d’Europe et donc soumis aux droits de douane prélevés par l’administration Trump.
La chaîne d’approvisionnement de l’usine du Tennessee est également susceptible d’être affectée par les tarifs sur les pièces et composants, ce qui augmente les coûts de production et réduit les marges bénéficiaires du constructeur.
Le groupe Volkswagen demeure le deuxième constructeur automobile mondial en volume en 2025, avec 8 983 900 véhicules vendus, contre 11 322 575 unités pour Toyota.
Plus de détails sont attendus le 10 mars 2026, date à laquelle le PDG du groupe, Oliver Blume, présentera les résultats annuels de l’entreprise.
Source : Motor1.com


