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Toyota agrandit son usine de San Antonio en y ajoutant une deuxième ligne de production, doublant ainsi sa superficie et créant 2 000 emplois.
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Cette démarche vise à préparer l’usine à accueillir le Tacoma, qui rejoindra le Tundra et le Sequoia d’ici la fin de la décennie.
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Le constructeur affirme qu’il reste engagé à produire au Mexique, bien que le Tacoma y soit actuellement fabriqué.
Alors que les politiques commerciales de l’administration Trump ont semé le chaos dans l’industrie automobile canadienne, elles semblent lentement atteindre leur objectif de ramener la production manufacturière aux États-Unis.
En effet, quelques constructeurs automobiles ont annoncé un changement de site de production pour certains de leurs véhicules en faveur des États-Unis.
Bien sûr, nous savons que Stellantis déplace la production du prochain Jeep Compass hors de l’Ontario pour l’installer en Illinois, mais General Motors a également déclaré qu’elle fabriquerait le prochain Buick Envision au Kansas plutôt qu’en Chine, et Ford envisagerait une décision similaire pour le Lincoln Nautilus.
C’est maintenant au tour de Toyota de prendre une mesure similaire.

Plus tôt aujourd’hui, le constructeur automobile a annoncé un investissement massif de 3,6 milliards $ US dans son usine d’assemblage de San Antonio afin d’y transférer la production du Tacoma de manière progressive au cours des quatre prochaines années.
Cela signifie que la camionnette intermédiaire de la marque sera fabriquée aux côtés des modèles grand format Tundra et Sequoia, qui sont produits dans l’usine du Texas depuis son ouverture en 2003.
Compte tenu de la popularité du Tacoma, une nouvelle ligne de production sera nécessaire en plus de celle existante, ce qui doublera concrètement la superficie de l’installation et créera 2 000 emplois supplémentaires.
Cela signifie que l’usine de San Antonio emploiera environ 6 000 travailleurs d’ici 2030, sans compter les 23 fournisseurs sur place qui ont leurs propres employés dans les locaux.

Bien sûr, c’est une excellente nouvelle pour l’État du Texas et les travailleurs locaux de l’automobile, d’autant plus que Toyota avait déjà investi dans cette usine il y a quelques années pour créer une nouvelle fabrique d’essieux arrière, qui est sur le point de commencer sa production.
Fait intéressant, Toyota a tenu à préciser dans son communiqué de presse qu’elle restait engagée à fabriquer des véhicules au Mexique et au Canada, et qu’elle encourageait une résolution rapide de l’ACEUM afin de préserver la compétitivité de l’industrie automobile nord-américaine.
Le transfert de la production du Tacoma hors de l’usine de Baja California laissera un important excédent de capacité de production pour Toyota au Mexique, que le constructeur automobile pourrait utiliser pour un nouveau modèle, comme sa future camionnette compacte, par exemple.


