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Le gouvernement canadien a récemment autorisé la vente de près de 49 000 véhicules électriques chinois par année au pays.
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Des responsables du gouvernement américain ont exprimé des doutes quant à savoir si les touristes conduisant des VÉ chinois seraient autorisés à entrer aux États-Unis.
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Cela serait dû à des préoccupations de sécurité nationale, puisque ces véhicules sont dotés de caméras et de capacités de transmission de données.
Bien que les Canadiens puissent bientôt être en mesure de conduire des véhicules électriques conçus et fabriqués en Chine, ils ne devraient pas s’attendre à pouvoir franchir la frontière américaine sans tracas, selon les déclarations de quelques représentants des États-Unis.
En effet, si le Canada a ouvert la porte à la vente d’un nombre limité de VÉ chinois chaque année, les États-Unis demeurent fermement opposés à la vente de ces véhicules sur leur territoire.
En plus de maintenir le tarif douanier de 100 % sur les véhicules électriques fabriqués en Chine, une mesure instaurée en 2025 par l’administration Biden, l’actuel gouvernement Trump envisage également d’interdire totalement ces véhicules sur ses routes, même lorsqu’ils sont conduits par des touristes en provenance du Canada ou du Mexique.

Les véhicules électriques de conception chinoise sont perçus comme un risque pour la sécurité nationale, car ils disposent de systèmes avancés de caméras et de transmission de données qui pourraient être utilisés par le gouvernement chinois pour espionner des infrastructures critiques et recueillir des secrets d’État aux États-Unis.
Bien que ce risque soit réel, la Chine étant l’une des principales sources d’espionnage et de cyberattaques dans le monde, une dose importante de protectionnisme se cache également derrière cette mesure.
En effet, les constructeurs automobiles américains exercent un lobbying intense pour empêcher les VÉ chinois d’entrer sur le marché américain, craignant de ne pas pouvoir rivaliser avec eux en termes de prix et de technologie. Les VÉ chinois, comme les modèles de BYD, qui s’est déjà imposé comme un joueur majeur en Europe et au Mexique, sont réputés pour offrir des motorisations et des technologies très modernes tout en étant nettement moins chers que leurs rivaux européens, américains et asiatiques.

C’est particulièrement vrai sur le marché chinois, où le gouvernement subventionne massivement l’industrie, ce qui a permis aux constructeurs locaux de devancer très rapidement les marques étrangères. C’est le principal facteur qui explique pourquoi des constructeurs comme Volkswagen et General Motors, qui prospéraient en Chine il y a quelques années, peinent aujourd’hui à y rester compétitifs.
Alors que le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, adopte une approche plus nuancée sur la question de l’entrée des touristes canadiens au volant de leur VÉ chinois — affirmant qu’il n’est pas certain de la manière dont les règles interdisant certains logiciels et composants chinois s’appliqueraient aux véhicules en visite — l’ambassadeur des États-Unis au Canada, Pete Hoekstra, est plus direct : « Ils ne traverseront pas la frontière vers les États-Unis. »
Cette incertitude pourrait être une forme de tactique pour décourager les Canadiens d’acheter des véhicules électriques chinois, mais c’est néanmoins un élément à considérer pour ceux qui traversent régulièrement la frontière.
Source : The Detroit News


