Mercedes-Benz Classe C électrique 2027
Mercedes-Benz annonce un virage stratégique : ses prochains VE bâtis sur la plateforme MMA (Mercedes Modular Architecture) — SUV compacts, intermédiaires et quelques coupés — seront équipés de cellules Samsung SDI2. Les premières livraisons sont attendues à partir de 2028.
Ce qui mérite d’être précisé d’entrée de jeu : Mercedes ne change pas de chimie de batterie. La marque utilise déjà du NMC (Nickel-Manganèse-Cobalt) — la CLA actuelle est alimentée par CATL, et la nouvelle Classe C électrique embarque un bloc de 94,5 kWh pour une autonomie annoncée de 760 km. C’est le fournisseur qui change, pas la technologie.
CATL est le plus grand fabricant de batteries au monde — et il est chinois. Dans un contexte de tensions commerciales croissantes entre l’Europe et la Chine, miser sur un fournisseur unique basé là-bas est devenu un risque que les constructeurs européens ne veulent plus prendre.
Samsung SDI est sud-coréen, avec des usines en Corée du Sud, en Hongrie et aux États-Unis. Il fournit déjà des cellules à BMW et à Stellantis. Pour Mercedes, c’est sécuriser sa chaîne d’approvisionnement sans changer de technologie. D’autres font le même calcul : LG Energy Solution et SK On gagnent du terrain pour les mêmes raisons. La consolidation des fournisseurs de cellules hors Chine est en marche.
Il existe aujourd’hui deux grandes familles de chimies de batteries lithium-ion dans le marché automobile : le NMC (Nickel-Manganèse-Cobalt) et le LFP (Lithium-Fer-Phosphate). Elles ne jouent pas dans la même cour.
Le NMC est cohérent avec le positionnement premium de Mercedes, mais il comporte des compromis réels qu’il faut nommer :
Pour l’acheteur d’une Mercedes-Benz électrique, l’autonomie est un critère clé — le NMC a donc sa place. Pour prolonger la durée de vie de la batterie, il est recommandé de la charger à 80 %, et momentanément à 100 % si nécessaire pour les longs trajets.
Autre détail qui touche le marché québécois : dans le segment des berlines électriques premium, Mercedes conserve la chimie haut-de-gamme, un choix justifié par sa performance de recharge, sa densité énergétique et sa meilleure tenue thermique — les NMC restant plus performantes que les LFP en conditions hivernales, surtout sous les -20 °C.
Reprenons : la chimie de batterie ne change pas. Ce qui change, c’est l’origine des cellules. Mercedes réduit son exposition à la Chine, Samsung SDI gagne un contrat majeur sur une plateforme stratégique, et l’industrie automobile confirme une tendance lourde : la batterie est devenue un enjeu de souveraineté industrielle, pas juste une question de kilowattheures.
Deux questions à suivre d’ici 2028 : est-ce que la qualité des cellules Samsung SDI sera au rendez-vous face aux standards CATL ? Et est-ce que d’autres constructeurs européens emboîteront le pas sur le même fournisseur ? Ce sera à suivre.
Pour l’instant, retenez surtout ceci : dans la prochaine décennie, qui fait la batterie comptera autant que qui fait la voiture. Et cette course-là est déjà commencée.
Stellantis prévoit construire le prochain Dodge Durango à Detroit dans le cadre de son investissement…
Le VUS familial à propulsion que l’Amérique du Nord a laissé de côté Avantages :…
Nissan vient d’y aller d’une annonce importante concernant ses plans d’investissement en matière d’électrification aux…
Parmi tous les systèmes de sécurité que l’on trouve à bord de nos véhicules, il…
Le constructeur cessera la production du Macan à essence actuel cet été, peut-être en juillet.…
C'est le résultat d'une collaboration entre Kia et l'Agence nationale de police coréenne. Le fourgon…