En 2021, Nissan avait promis un investissement de 500 millions USD pour transformer son usine de Canton, au Mississippi, afin d’en faire un véritable centre de production de véhicules électriques. L’objectif était de commercialiser pas moins de 200 000 modèles électriques par année d’ici 2028, tant pour Nissan que pour la division Infiniti.
C’est ce projet qui vient d’être officiellement enterré.
L’usine de Canton, qui produit actuellement la camionnette Frontier et la berline Altima (oui, elle est toujours commercialisée aux États-Unis), prend un tout autre virage. Nissan mise désormais sur une nouvelle plateforme à carrosserie sur cadre, qui servira de base à au moins cinq modèles. Le premier d’entre eux marquera le retour du Xterra, un produit attendu vers la fin de 2028. Il sera suivi d’une version revue du Frontier et d’un VUS à trois rangées.
Les différents modèles de cette famille partageraient jusqu’à 70 % de leurs composantes, ce qui devrait permettre à Nissan de réduire substantiellement ses coûts de production.
On sait que les finances de la compagnie sont fragiles. Elle doit trouver des moyens de renflouer ses coffres. Et lorsqu’on analyse les chiffres, on comprend sa décision.
Les ventes de véhicules électriques aux États-Unis ont reculé de 37 % en février dernier. La part de marché de ce type de véhicules est tombée sous la barre des 5 % chez nos voisins du sud. L’élimination du crédit d’impôt fédéral de 7500 $ l’automne dernier et les orientations de l’administration Trump, qui ne favorisent en rien les efforts en matière d’électrification, ont clairement refroidi les ardeurs des acheteurs.
Nissan n’est pas le seul constructeur à reculer : General Motors, Ford et Honda ont également annulé ou reporté certains de leurs programmes électriques, privilégiant pour l’instant la technologie hybride comme solution.
Rappelons que dans le même ordre d’idées, Nissan a déjà annoncé le retrait de l’Ariya du marché américain. Après avoir dépensé tant d’argent pour son développement, en espérant qu’il connaisse du succès aux États-Unis, on comprend que c’est le genre de résultat qui ne rapporte rien sur le plan financier.
Dans le cadre de son plan de réorganisation, Nissan vise un million de ventes annuelles en Amérique du Nord d’ici le début de 2031. Pour y arriver, elle va miser sur une production localisée et sur une gamme de véhicules adaptés aux goûts des Nord-Américains, surtout des consommateurs américains.
Un retour aux sources, en quelque sorte. Si cette nouvelle est triste pour ce qui est de la progression du virage électrique de l’industrie, on peut choisir de voir le verre à moitié plein. Lorsque Nissan aura repris en main sa situation financière, elle pourra de nouveau explorer sa filière électrique, peut-être lorsque le marché sera plus engagé envers cet inévitable virage.
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