BMW vs Mercedes-Benz
C’est une situation qu’on n’avait pas vue depuis longtemps : Mercedes-Benz et BMW lancent, presque au même moment, des véhicules construits sur des plateformes entièrement repensées. D’un côté, les nouveaux GLC et Classe C électrique. De l’autre, la famille Neue Klasse de BMW — le VUS iX3 en tête et la berline i3 qui suit de près.
Sur papier, les deux visent la même chose : reprendre le contrôle face à Tesla et dépasser les Chinois. Dans les détails, ce sont deux cultures d’ingénierie qui s’affrontent. Mercedes-Benz à Stuttgart ajoute de la complexité mécanique pour gagner en efficacité. Tant dit que BMW, à Munich, simplifie à l’extrême pour gagner en densité énergétique et en temps de recharge.
BMW frappe fort. La Neue Klasse inaugure la sixième génération de batterie : cellules cylindriques 4695 (46 mm de diamètre, 95 mm de haut), +20 % de densité énergétique par rapport à l’ancienne génération prismatique. Et surtout, BMW abandonne l’architecture à modules : c’est du cell-to-pack, les cellules s’intègrent directement dans le châssis. Le iX3 affiche 108,7 kWh utiles, et la i3 tourne autour de 108 kWh.
Mercedes-Benz, elle, reste sur une chimie à haute teneur en nickel plus classique : 94 kWh utiles, architecture 800 V également, mais sans le saut radical vers le « cell-to-pack ». Avantage BMW sur la densité brute et sur la capacité.
Mais Mercedes-Benz riposte avec une pompe à chaleur à trois sources (moteur, batterie, air extérieur) qui réduit d’environ un tiers la consommation du chauffage de l’habitacle — un argument qui compte beaucoup pour notre marché, là où la performance de chauffage et thermorégulation des véhicules électriques est un aspect important dans les requis des consommateurs.
Sur le papier, les puissances sont voisines. Par exemple, la C400 4MATIC développe 482 ch. et 590 lb-pi, la i3 50 xDrive, en configuration bimoteur, sort 469 ch. et 475 lb-pi. Mais la philosophie mécanique n’a rien à voir.
Mercedes-Benz fait ce que peu de constructeurs n’osent faire en électrique : une boîte à deux rapports sur l’essieu arrière. Premier rapport (11:1) pour maximiser la multiplication de couple au décollage et au remorquage; deuxième rapport, plus long, pour l’autoroute. Un calculateur décide en temps réel. Résultat annoncé : 93 % de rendement batterie-vers-roues sur long parcours.
BMW prend l’approche inverse : un seul rapport, mais une gestion logicielle très fine entre les deux moteurs, avec un couple disponible instantanément et une efficacité aérodynamique travaillée au millimètre (le iX3 annonce 698 km selon la norme de l’EPA, la i3 possiblement jusqu’à 750 km).
Là où Mercedes-Benz complexifie la mécanique, BMW mise sur la simplicité mécanique et sur l’optimisation logicielle. Les deux approches fonctionnent; elles racontent juste des histoires différentes.
Sur ce chapitre, pas de débat. La Neue Klasse grimpe à 400 kW de pointe en courant continu, récupère 10-80 % en 21 minutes et promet environ 350-400 km en dix minutes. Mercedes-Benz plafonne à 330 kW, pour 325 km en dix minutes. Les deux reposent sur du 800 V, les deux préconditionnent la batterie automatiquement quand on roule vers un chargeur — mais BMW a plus de muscle à brancher. Sur de longs trajets, cette différence va se faire sentir.
C’est probablement le chapitre le plus révélateur. BMW a construit à Debrecen, en Hongrie, une usine neuve pensée dès le départ pour la Neue Klasse. Le iX3 a lancé le bal avec la production en série depuis octobre 2025.
Mercedes-Benz, de son côté, joue une carte plus prudente : la Classe C électrique est produite sur la plateforme MMA dans des usines existantes reconfigurées. Moins spectaculaire comme virage industriel, mais plus flexible — la même ligne peut, en théorie, accommoder plusieurs motorisations selon la demande.
Les deux constructeurs adoptent la logique « software-defined vehicle ». Mercedes-Benz avec MB.OS et MBUX 4 à intelligences artificielles multiples, BMW avec son nouvel écosystème Neue Klasse, centré sur le panoramique Vision et l’affichage tête haute. La différence ? Mercedes met l’accent sur l’IA conversationnelle, BMW sur l’interface visuelle radicalement repensée. Les deux seront jugées sur la même chose dans trois ans : la vitesse et la qualité des mises à jour réellement livrées.
BMW livre la proposition technique la plus radicale — « cell-to-pack », cellules 4695, recharge à 400 kW, usine pensée dès le départ pour ça. Mercedes-Benz livre la proposition la plus raffinée — boîte à deux rapports, pompe à chaleur à trois sources, suspension prédictive Car-to-X. L’un épate par la feuille de route; l’autre par l’attention aux détails.
Pour le marché canadien, seul le prix du iX3 est connu à partir de 75 900$, rien d’autre n’est encore confirmé côté prix pour Mercedes-Benz. Les deux plateformes sont compatibles avec notre infrastructure de recharge 800V, et les deux promettent la recharge bidirectionnelle là où la réglementation le permet. On suivra ça de près quand elles traverseront l’Atlantique d’ici quelques mois.
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