Le système BlueCruise combine trois éléments : le régulateur de vitesse adaptatif, le dispositif de centrage dans la voie et une caméra qui surveille le niveau d’attention du conducteur. Il peut entrer en fonction à l’intérieur des Blue Zones, des sections d’autoroutes préalablement qualifiées par Ford, où l’état de la chaussée et le marquage permettent un fonctionnement fiable.
Lorsqu’on atteint une telle zone, l’information s’affiche sur l’écran du tableau de bord. À ce moment-là et à ce moment-là seulement, on peut retirer les mains du volant, mais le système s’assure que vous gardez les yeux sur la route. C’est ce qu’on qualifie de système de conduite autonome de niveau 2, où la responsabilité vous incombe entièrement.
Le système est efficace. Cependant, Ford est en retard sur son grand rival, General Motors (GM), qui a lancé sa version, Super Cruise, en 2017 sur la Cadillac CT6. Le système BlueCruise a, pour sa part, fait ses débuts en 2021 sur le Mustang Mach-E.
Ce décalage de quatre ans se voit d’abord sur la carte. Les Blue Zones de Ford couvrent quelque 210 000 km de routes au Canada et aux États-Unis, exclusivement des autoroutes divisées. Chez General Motors, on annonce environ 1,2 million de kilomètres, à la fois sur des autoroutes et sur des routes secondaires.
À l’usage, l’écart serait toutefois moindre : le système BlueCruise serait pratiquement aussi utilisé que le Super Cruise.
Chez GM, le système Super Cruise permet le remorquage mains libres depuis quelques années. Ford comble cette lacune, car avec la camionnette F-150 de 2027, il sera possible d’utiliser le système tout en remorquant (capacité de 10 000 livres).
Le besoin était réel : selon Ford, 76 % des propriétaires américains de F-150 utilisent leur véhicule pour remorquer. La compagnie promet un niveau d’efficacité et de sécurité accru, une promesse qui s’appuie sur des milliers de miles parcourus lors d’essais.
Pour utiliser le système en situation de remorquage, le conducteur doit d’abord créer un profil de remorque aux dimensions exactes, afin que BlueCruise puisse tenir compte de la charge attelée. Le système peut fonctionner jusqu’à 120 km/h. Autrement, il se désactive et repositionne le véhicule dans sa voie en invitant le conducteur à reprendre les commandes. Si la remorque se met à osciller en raison d’une vitesse trop élevée, le système va ralentir le véhicule. BlueCruise ne sera pas activé si le poids autorisé est dépassé ou si le témoin de pression des pneus est allumé.
Bref, Ford fait tout son possible pour offrir un système qui va briller par son efficacité. Reste à voir si elle va finir par combler son retard vis-à-vis du système Super Cruise de GM.
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