Voyons en quoi ils consistent, après avoir mis le tout en contexte
Une technologie toute simple, mais pionnière
Parfois, les technologies les plus sophistiquées ne sont pas les plus efficaces. À l’inverse, des innovations toutes simples peuvent s’avérer révolutionnaires. C’est le cas avec les freins ABS qui sont venus transformer la sécurité automobile lors de leur démocratisation, survenue dans les années 90.
Comme son nom l’indique, le système ABS empêche le blocage des roues lors d’un freinage. L’idée même derrière cette technologie nous ramène quelque part il y a 100 ans (années 1920), dans le domaine de l’aviation. Il faudra attendre les années 60 pour voir apparaître un premier système sur une automobile, d’abord testé sur des prototypes, puis sur la Jensen FF de production à partir de 1966.
La division Imperial de Chrysler proposera un système en 1971, mais sa présence sera de courte durée, faute d’efficacité. Lincoln offrira l’ABS sur sa Continental en 1975, mais seulement pour les roues arrière.
C’est en 1978 que l’on verra une première application efficace, avec la Mercedes-Benz de Classe S. On verra le système apparaître chez Jeep et chez Ford dans les années 80, mais au début des années 90, le système devient plus accessible sur différentes gammes de véhicules. En fait, lors de cette décennie, la technologie va se répandre comme une traînée de poudre à travers l’industrie.
Fonctionnement
Pour le fonctionnement du système, ça ne pourrait être plus simple. Lors d’une situation de freinage intense (où l’on enfonce la pédale de frein), des capteurs sur chaque roue détectent si l’une d’elles se bloque. Le cas échéant, le système relâche et réapplique les freins plusieurs fois par seconde afin d’éviter que les roues se bloquent. Si les roues se bloquent, le conducteur n’a plus aucun contrôle sur le véhicule. Avec des roues qui sont toujours actives, on peut toujours diriger le véhicule pour éviter un obstacle, par exemple.
Ce qui surprend certains conducteurs, c’est la pulsation rapide que l’on ressent dans la pédale de freinage. Jadis, on pompait les freins pour éviter le blocage. Là, ça se fait automatiquement et infiniment plus rapidement.
Comprendre ses limites
Le système ABS est salutaire sur une chaussée glissante, car il permet au conducteur de garder le contrôle de son véhicule. Il ne réduit pas automatiquement la distance de freinage ; il stabilise l’opération. Sur une surface sèche et chaude l’été, le blocage des freins va réduire la distance de freinage alors que l’ABS va l’augmenter. Le résultat va varier selon la situation.
La grande différence, il est important d’y revenir, c’est la stabilité qu’il procure. Et de nos jours, le système ABS travaille de concert avec d’autres technologies comme le contrôle de la stabilité ou le freinage d’urgence pour offrir encore plus de sécurité.
Pour ceux qui n’ont jamais vécu l’expérience de l’entrée en action du système ABS, sachez maintenant que la sensation que vous allez vivre avec la pédale de frein est normale et que vous pouvez toujours diriger le véhicule avec le pied sur les freins.
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