Toyota Camry production in Kentucky | Photo: Toyota
Depuis que la Cour suprême des États-Unis a jugé illégaux les tarifs douaniers réciproques de l’administration Trump en février dernier, Washington cherche des moyens de reconstruire sa structure tarifaire mondiale. La toute dernière série de nouveaux tarifs proposés dans ce but pourrait entrer en vigueur en juillet, mais il semble que l’industrie automobile serait en grande partie épargnée.
En effet, les tarifs proposés exempteraient tous les produits déjà soumis à des tarifs sectoriels mis en œuvre en vertu de l’article 232 du Trade Expansion Act de 1962, ce qui inclut la plupart des produits automobiles, ainsi que l’acier, le cuivre et l’aluminium. De plus, tous les véhicules et pièces conformes à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) seraient également exemptés de ces nouvelles taxes.
Pour justifier ces prélèvements proposés de 10 % ou 12,5 % sur 60 partenaires commerciaux des États-Unis — dont le Canada, la Corée du Sud, le Royaume-Uni, le Mexique, le Japon et la Chine —, l’administration américaine affirme qu’une enquête a révélé que ces pays n’ont pas empêché le commerce de marchandises issues du travail forcé.
Tous les pays accusés ont réfuté cette affirmation, et il convient de rappeler que les États-Unis ne sont pas étrangers à ce genre de pratiques de travail répréhensibles : Hyundai et deux de ses fournisseurs avaient en effet été accusés d’avoir employé des mineurs dans leurs usines de l’Alabama en 2022.
Bien que les véhicules complets et la plupart des pièces devraient éviter les nouveaux tarifs si le cadre proposé est adopté, l’industrie automobile ne sera pas complètement épargnée. En effet, un certain nombre de pièces et de composants utilisés dans l’assemblage automobile sont susceptibles d’être soumis aux nouvelles taxes, ce qui augmenterait les coûts pour les constructeurs. Ces composants comprennent les pièces intérieures, l’électronique et les sous-ensembles fabriqués en dehors des accords commerciaux existants.
À l’heure actuelle, les constructeurs automobiles ont payé environ 19,9 milliards de dollars américains en tarifs douaniers depuis le retour de l’administration Trump aux affaires en janvier 2025. Étant donné que la Cour suprême a statué que ces tarifs étaient illégaux et n’auraient pas dû être payés en premier lieu, ces entreprises pourraient être remboursées, bien que la manière de déterminer exactement le montant dû à chacun reste floue en pratique.
Il y a une forte probabilité que les nouveaux tarifs proposés soient également contestés devant les tribunaux s’ils sont adoptés, ce qui viendrait ajouter à l’incertitude qui plane actuellement sur l’économie américaine.
Source : Automotive News
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