Toyota maintient sa production canadienne avec l’assemblage en Ontario du Lexus NX 2027 rafraîchi

  • Le Lexus NX continuera d’être fabriqué au Canada, aux côtés du Toyota RAV4 et du Lexus RX.

  • Environ 85 % des véhicules construits par Toyota Motor Manufacturing Canada sont destinés aux marchés d’exportation, principalement les États-Unis.

  • La production du NX hybride rechargeable pour le marché nord-américain demeurera au Japon.

Alors que la plupart des constructeurs automobiles actuellement actifs au Canada ont réduit leurs activités de fabrication ou considérablement modifié leurs plans pour l’avenir au cours des 18 derniers mois, Toyota semble maintenir le cap.

En effet, le constructeur a récemment annoncé que la production du multisegment compact Lexus NX 2027 rafraîchi, destiné au marché nord-américain, continuera d’avoir lieu en Ontario.

Même si Toyota a techniquement été le premier constructeur japonais à fabriquer des véhicules au Canada dès 1968, l’envergure modeste de ces activités — qui n’ont permis d’assembler qu’environ 9 000 Corolla et Isuzu Bellett en Nouvelle-Écosse sur une période de 8 ans — fait en sorte que Honda est largement reconnu comme le premier fabricant nippon à s’être implanté au pays, après l’ouverture de son usine d’Alliston, en Ontario, en 1986.

Néanmoins, Toyota a ouvert un complexe d’assemblage beaucoup plus imposant à Cambridge, en Ontario, à peine deux ans plus tard, et s’est hissée depuis au rang de premier constructeur automobile au Canada en matière de volume de production.

2026 Toyota RAV4 production in Canada | Photo: Toyota

L’an dernier, Toyota a assemblé 537 518 véhicules au Canada, contre 401 000 unités construites localement par Honda au cours de la même période.

Stellantis s’est classée au troisième rang avec 150 753 véhicules, General Motors au quatrième avec 125 758, tandis que Ford n’a produit aucun véhicule au Canada en 2025, son usine étant en plein réoutillage.

Depuis le début de 2025, Honda a suspendu indéfiniment son projet de complexe pour véhicules électriques en Ontario, Stellantis a annulé la production du nouveau Jeep Compass à Brampton et chercherait désormais à vendre ces installations, General Motors a supprimé le troisième quart de travail à son usine d’Oshawa en plus de fermer celle d’Ingersoll, et Ford a réorienté les activités de son usine d’Oakville, passant des VÉ aux camionnettes lourdes, dont la production a débuté récemment.

Toyota s’avère donc le seul constructeur automobile à ne pas avoir apporté de changements majeurs à son plan de production canadien au cours de la même période.

Par conséquent, on s’attend à ce que l’entreprise maintienne des niveaux de production similaires dans ses trois usines canadiennes : l’usine Cambridge Nord assemblant le Toyota RAV4 et le Lexus NX, l’usine Cambridge Sud produisant le Lexus RX, et l’usine de Woodstock (Ouest) fabriquant elle aussi le RAV4.

Comme auparavant, la déclinaison hybride rechargeable du Lexus NX 2027 destinée au marché nord-américain sera assemblée au Japon. En raison de l’abandon du modèle à essence d’entrée de gamme, tous les NX 2027 construits au Canada seront désormais dotés d’un groupe motopropulseur hybride traditionnel.

2026 Toyota RAV4 production in Woodstock | Photo: Toyota

Le choix de conserver la production du Lexus NX au Canada expose toutefois Toyota à d’importants tarifs douaniers sur les véhicules exportés vers les États-Unis, qui absorbent la majeure partie des volumes produits.

De fait, environ 85 % des véhicules assemblés par Toyota en Ontario sont voués aux marchés d’exportation, les États-Unis représentant le gros de ce volume.

À l’heure actuelle, l’administration Trump menace de hausser à 50 % les tarifs douaniers sur les voitures et les VUS fabriqués au Canada si les deux pays ne concluent pas un nouvel accord commercial d’ici le 1er janvier 2027.

Malgré cette situation, Scott MacKenzie, directeur des affaires corporatives chez Toyota Motor Manufacturing Canada, a confié à Automotive News que « [Toyota] est pleinement engagée à fabriquer des voitures au Canada à long terme » et que « nous continuons d’investir ici et estimons que le Canada est un endroit formidable pour produire des véhicules. »

Bien que l’arrivée imminente des véhicules électrifiés chinois puisse compromettre les parts de marché locales des manufacturiers établis, Toyota pourrait également tirer parti d’un essoufflement de ses rivaux américains, dont les ventes canadiennes semblent avoir chuté plus rapidement que le reste du marché en 2026.

Source : Automotive News Canada

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