2026 Subaru Solterra | Photo: Daniel Rufiange
Lorsque deux constructeurs se donnent la main pour la conception d’un modèle, il est rare que le produit final soit le résultat d’un échange 50-50. Généralement, une marque mène la charge et l’autre y contribue.
Prenez la Toyota Supra, par exemple, un clone de la BMW Z4. Le constructeur allemand a fourni l’essentiel avec le châssis, la mécanique et le cocon.
Avec le Solterra, Subaru se trouve dans la même position vis-à-vis de Toyota, alors que le géant japonais livre l’essentiel. Voilà qui explique pourquoi le modèle revient cette année, après avoir été retiré du marché canadien en 2025. Toyota a rapidement apporté des ajustements à son bZ, qui croulait sous une pluie de critiques. L’occasion était rêvée pour la petite firme japonaise.
On le mentionnait, Toyota a vu son bZ4X se faire pourfendre à son arrivée sur le marché. Une autonomie trop faible, des capacités de recharge limitées, des performances catastrophiques par temps froid, une puissance anémique pour un véhicule électrique, voilà l’essentiel de ce qui clochait.
Quelque chose devait être fait, et Toyota l’a fait, rebaptisant même son produit au passage ; on parle maintenant du bZ.
Le Subaru Solterra 2026 profite donc des changements apportés à ces éléments clefs. Ça se traduit par une proposition plus intéressante, certes, mais surtout un produit plus complet et plus concurrentiel dans un segment et un univers (électrique) qui voient les nouveautés pousser comme des champignons.
La partie n’est pas gagnée d’avance, mais le cheval de bataille est meilleur qu’il ne l’était. Voyons d’abord ce qu’on doit considérer comme les gros changements, pour compléter avec ceux d’ordre plus mineur.
Le changement le plus important, il est invisible et a trait à la batterie, qui voit sa taille passer de 72,8 à 77,0 kWh. Cela se traduit par un gain important de l’autonomie, qui grimpe de 359 km à quelque 450 km. Des chiffres autour de 465 km et de 445 km ont été évoqués, selon que le modèle soit chaussé de roues de 18 ou de 20 pouces, respectivement.
Qu’importe, le gain, d’environ 25 %, est important et place le Subaru Solterra 2026 dans une zone plus « confortable ».
Le gain est aussi la résultante d’améliorations apportées à la recharge. En gros, la gestion de la température de la batterie par temps froid a été améliorée, en plus de l’ajout d’un système de préconditionnement. Subaru promet une efficacité accrue de 30 %, ainsi que des temps de recharge plus courts.
Pour faire passer le niveau d’énergie de la batterie de 10 % à 80 % sur une borne rapide, on peut maintenant compter 30 minutes. Et ça pourra se faire sur une borne Tesla, alors que le modèle est livré avec le port de recharge NACS (North American Charging Standard).
La capacité maximale est de 150 kW. Pour le branchement à la maison, on fait aussi des gains avec la puissance de recharge, qui passe de 7 kW à 11 kW.
Bref, vous le voyez, on s’est mis à table. On se demande simplement pourquoi cela n’avait pas été fait au départ, une question que l’on doit réserver aux gens de Toyota.
En matière de performance, grâce à des moteurs électriques plus puissants à l’avant ET à l’arrière (167 kW et 88 kW, plutôt que 80 kW chacun), la prestation du modèle passe de 215 à 388 chevaux.
Le Subaru Solterra 2026 n’est plus un escargot, mais bien un lièvre en santé.
Notez que le couple combiné n’est pas mentionné, une pratique propre à Toyota. Qu’importe, sa disponibilité instantanée fait qu’on détale dès l’effleurement de l’accélérateur.
Cela dit, ne vous attendez pas à une avalanche d’émotions derrière le volant. À l’instar de la majorité des véhicules électriques, la conduite du Solterra 2026 est sans histoire, absente de sensation, même si l’on ne peut s’empêcher d’acquiescer à l’accélération.
Heureusement, la livraison de sensation n’est pas la vocation de ce produit. On apprécie davantage sa douceur de roulement, sa stabilité et le fait que son poids est un peu contenu pour un véhicule électrique, à 4510 livres (environ 500 de moins que celui d’un Chevrolet Equinox EV).
Notez que le freinage régénératif est intense, surtout à son quatrième niveau. Pensez à vos passagers, surtout arrière, soit en oubliant cette fonction soit en leur fournissant des gravols.
Enfin, parce qu’on est chez Subaru, il faut parler des capacités hors route. Le constructeur a d’ailleurs insisté pour que notre tracé comprenne plusieurs kilomètres de conduite sur des chemins accidentés et non asphaltés, comme pour nous prouver que le modèle était capable d’en prendre. Sur ledit tracé, nous avons vu une BMW de Série 3 garée à un domicile ; ça place les choses en perspective.
Cela dit, le Subaru Solterra 2026 profite de la fonction X-Mode de Subaru, qui offre plus de capacités, dont un système de contrôle de la vitesse en pente.
Qu’on s’entende, toutefois, les excursions hors route seront l’exception plutôt que la règle avec ce modèle.
L’habitacle du Subaru Solterra 2026 profite aussi de cette mise à niveau.
La planche de bord a été redessinée, voire épurée, avec des buses d’aération mieux intégrées et plus discrètes. Subaru mentionne avoir revu la disposition de l’écran d’informations qui apparaît devant le conducteur et près du parebrise, mais ce n’est pas vraiment mieux que c’était, car le volant nous cache toujours certaines informations.
Ça dépend de la position de conduite que l’on adopte et de son propre gabarit, bien sûr, mais la conception est loin d’être optimale. Et les ajustements de sièges n’aident en rien, car ils ne permettent pas une grande latitude. Il est difficile de se trouver une position parfaite.
À la console centrale, on a déplacé certaines commandes pour faire place à une immense surface qui regroupe deux pavés de recharge pour cellulaires. Pratique.
Pour ce qui est de l’espace intérieur, le dégagement est excellent à l’arrière avec un bon dégagement pour les jambes et un plancher plat qui ajoute à l’effet de grandeur. Le coffre propose un volume de chargement de 674 litres. Ça passe à 1798 litres avec la deuxième banquette rabattue.
L’autre changement notable, il se trouve avec l’écran du système multimédia, désormais de 14 pouces. Ce dernier est fourni par Toyota, avec l’interface (imparfaite) du plus grand constructeur japonais.
Enfin, vous n’aurez pas de difficultés à reconnaître le Subaru Solterra 2026 sur la route.
Le style avant a été revu, avec un logo déplacé vers le haut et désormais illuminé, ainsi que des phares redessinés pour adopter la nouvelle signature visuelle de la marque, qui sera de l’avant avec les nouveautés électriques attendues que sont les VUS Trailseeker et Uncharted.
Pour les coloris, c’est triste à mourir. Un blanc et un gris, chacun offert avec une approche monochrome ou bicolore. Il y a aussi un noir, ainsi qu’un gris qui apparaît plutôt bleu pâle, une couleur exclusive au Solterra.
À bord, le noir domine. Avec le groupe Technologie, on a une approche à deux tons, avec le noir et le bleu.
En somme, c’est déprimant.
Pour générer de l’intérêt envers un modèle, un peu de vie, un peu de couleur, ça ne nuit pas. Ici, on a droit à des teintes funèbres.
Il faudra attendre l’arrivée du modèle vers la fin de l’année pour avoir une idée de la fourchette de prix. Subaru a mentionné que l’offre serait sensiblement la même, soit avec une facture juste sous les 60 000 $ pour la version de base. Le modèle sera offert avec deux groupes d’options, soit Luxe et Technologie.
Selon ce qui sera annoncé par le gouvernement fédéral concernant le retour des incitatifs à l’achat d’un véhicule électrique, Subaru s’ajustera en conséquence, on le devine.
Le Subaru Solterra 2026 est un meilleur produit qu’il ne l’était, ça saute aux yeux.
Cependant, à la vitesse à laquelle les choses évoluent, et avec le faux pas effectué avec la première cuvée, on est en droit de se demander si le mal est déjà fait. Ajoutez à cela que Subaru va proposer deux autres modèles électriques, ce qui ajoute de la concurrence interne pour le modèle.
Subaru peut toujours compter sur la loyauté de sa clientèle pour tirer son épingle du jeu. Il faudra voir à quel point cette dernière se laissera séduire par ce nouveau Solterra.
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