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La camionnette Defender de Land Rover serait construite aux États-Unis par Stellantis

Selon un reportage du quotidien britannique The Times, Land Rover envisagerait de produire une version camionnette de son VUS Defender directement aux États-Unis, en collaboration avec Stellantis. Il s’agirait du tout premier fruit de l’alliance nord-américaine annoncée entre les deux constructeurs, une décision directement liée à la « chicken tax » qui s’applique aux camionnettes entrant aux États-Unis.

  • L’entente entre Land Rover et Stellantis doit être officialisée d’ici la fin de l’année

  • Une production américaine permettrait d’éviter la fameuse taxe de 25 % qui frappe les camionnettes importées

  • Le Defender, actuellement assemblé en Slovaquie, est déjà soumis à un tarif de 15 % à son entrée aux États-Unis

Une question de gros sous

On comprend l’intérêt du partenariat. Assembler ce nouveau modèle en sol américain permettrait à Land Rover de contourner la fameuse « chicken tax », ce tarif douanier de 25 % qui cible les camionnettes importées depuis des décennies. Le directeur financier de JLR (Jaguar Land Rover), Richard Molyneux, l’a candidement avoué en août dernier, admettant que l’entreprise devait absolument placer une partie de sa production du bon côté de la barrière tarifaire.

Rien n’indique cependant que Land Rover transférerait la fabrication de ses modèles les plus vendus vers les usines de Stellantis. On parle plutôt d’une incursion dans un segment carrément nouveau pour la marque britannique, avec un véhicule fabriqué en collaboration avec son nouveau partenaire.

Un marché devenu prioritaire

Le marché américain devient de plus en plus important pour JLR, notamment parce que les ventes de la compagnie en Chine commencent à s’effriter. Le grand patron de l’entreprise, PB Balaji, a même laissé entendre que l’objectif à long terme était de faire croître les activités américaines jusqu’à égaler la taille de l’entreprise dans son ensemble.

Plusieurs zones grises subsistent tout de même. Stellantis a beau fabriquer des camionnettes, elle n’assemble pas de pick-up à structure monocoque, alors que le Defender repose justement sur ce type d’architecture. On ignore aussi quelle motorisation animerait l’éventuel modèle, les moteurs européens étant eux-mêmes soumis à des droits de douane.

Rappelons que ce ne serait pas une première pour la marque : dans les années 1960 et au début des années 1970, British Leyland avait déjà commercialisé des versions camionnette des Series I et II sur le marché américain.

Si tous les partis parviennent à s’entendre et à reconnaître le potentiel de rentabilité de l’exercice, ils trouveront un terrain d’entente.

Daniel Rufiange

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