Volvo Cars a rejoint un groupe d’entreprises industrielles qui demandent à l’Union européenne (UE) de maintenir son interdiction de vendre de nouveaux véhicules à moteur à combustion interne (MCI) en 2035. Certains gouvernements, notamment l’Italie, font pression pour obtenir des dérogations autorisant l’utilisation de carburants neutres en carbone dans les véhicules à moteur à combustion interne. Malgré les récents ajustements apportés à sa propre stratégie, Volvo reste attaché à un avenir entièrement électrique.
L’interdiction proposée par l’UE pour 2035 est au cœur de sa stratégie de réduction des émissions de carbone. L’interdiction vise la vente de nouveaux véhicules à moteur à combustion interne, favorisant ainsi un avenir entièrement électrique dans l’industrie automobile. Toutefois, l’Italie a réclamé avec force un amendement autorisant l’utilisation de carburants neutres en carbone, tels que les biocarburants, dans les nouveaux véhicules à moteur à combustion interne. L’UE doit réexaminer cette question en 2026, mais les entreprises demandent instamment à l’UE de rester ferme sur l’interdiction afin de garantir une certitude à long terme pour l’industrie.
D’autres marchés mondiaux ont fixé des objectifs similaires. En particulier, la Californie a imposé que tous les nouveaux véhicules de tourisme vendus dans l’État aient zéro émission de gaz d’échappement d’ici à 2035. La province de Québec s’est également dotée d’un mandat similaire.
Volvo s’était initialement engagé à devenir un constructeur entièrement électrique d’ici à 2030. Bien qu’elle envisage désormais de poursuivre la production de véhicules hybrides au-delà de cet objectif, la société soutient l’interdiction des moteurs à combustion interne à l’horizon 2035. Jim Rowan, PDG de Volvo, a souligné que l’électrification est le moyen le plus efficace pour l’industrie de réduire son empreinte carbone. Il a également souligné que le maintien de l’objectif 2035 est crucial pour aligner l’industrie et assurer la compétitivité européenne sur le marché mondial.
D’autres grands constructeurs automobiles, tels que Volkswagen, Stellantis et BMW, n’ont pas signé la déclaration soutenant l’interdiction 2035. Ces constructeurs explorent des options telles que les carburants neutres en carbone, dont le gouvernement italien s’est fait le champion. Le premier ministre Giorgia Meloni a critiqué l’approche de l’UE, la qualifiant d’« autodestructrice », et a plaidé pour que les biocarburants soient une option viable pour les véhicules à moteur à combustion interne au-delà de 2035.
La position de Volvo s’aligne sur son appartenance à Geely, une entreprise chinoise, et reflète la position dominante de la Chine dans la fabrication de batteries. Cinquante entreprises, dont le fabricant de véhicules électriques Rivian et le géant du covoiturage Uber, soutiennent le maintien de l’interdiction pour 2035. Ces entreprises affirment que la clarté réglementaire est nécessaire pour les investissements futurs dans l’électrification.
Bien que Volvo, Rivian, Tesla et d’autres soutiennent l’interdiction du moteur à combustion interne de l’UE en 2035, de nombreux autres aspects doivent être pris en compte, tels que les demandes du marché et d’autres constructeurs automobiles géants et influents, qui pourraient tous deux ne pas s’aligner sur l’interdiction proposée. Le débat sur les carburants neutres en carbone et la décision finale, attendue en 2026, façonneront l’avenir de l’industrie automobile européenne.
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