Volkswagen logo | Photo: Lucas Scarfone
L’Ontario figure toujours sur la liste des candidats retenus par Volkswagen pour construire sa première usine de batteries en dehors de l’Europe.
En décembre dernier, le constructeur automobile a signé un accord non contraignant avec le gouvernement fédéral canadien, reconnaissant que le pays était considéré pour son prochain projet.
Depuis lors, l’Ontario a offert des incitatifs pour s’assurer que VW décide d’implanter son usine dans la province, une issue qui semble de plus en plus probable.
En effet, le constructeur automobile a déjà annoncé la signature d’un protocole d’accord avec Umicore, une entreprise belge spécialisée dans les matériaux de cathodes et de précurseurs de batteries, qui représentent environ 50 % de la valeur d’une batterie complète.
Cette société s’est déjà engagée de manière indépendante à ouvrir une nouvelle usine de traitement des composants de batteries à Kingston, en Ontario, pour un coût de 1,5 milliard de dollars canadiens.
Comme Volkswagen souhaite qu’Umicore fournisse à son usine nord-américaine suffisamment de cathodes pour 550 000 véhicules électriques, il serait logique qu’elle construise la nouvelle usine de batteries à Kingston ou dans ses environs.
Malgré tout, d’autres sites en Amérique du Nord seraient encore sur la table, car VW évalue actuellement diverses possibilités afin de déterminer les régions qui offrent le meilleur potentiel en termes de main-d’œuvre, d’incitatifs locaux et d’approvisionnement en matières premières.
L’objectif de ce nouveau projet est de s’assurer que les véhicules électriques Volkswagen sont admissibles aux crédits fiscaux fédéraux aux États-Unis en vertu des nouveaux critères qui ont été ajoutés dans le cadre de la loi sur la réduction de l’inflation à la fin de l’année dernière.
Pour l’instant, la Volkswagen ID.4 de 2023 est toujours admissible au crédit puisqu’elle est fabriquée au Tennessee et que ses batteries sont assemblées en Géorgie par LG et Samsung.
Toutefois, lorsque VW ajoutera de nouveaux modèles à sa chaîne de production de Chattanooga, ses fournisseurs pourraient ne pas être en mesure de répondre à la demande accrue de batteries sans devoir importer des matériaux d’autres continents, ce qui compromettrait l’admissibilité de ses VÉ.
Ainsi, le fait de disposer de sa propre installation nord-américaine pour produire des batteries lui permettra d’avoir un meilleur contrôle sur son processus de production.
Source : Carscoops
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