Le Jeep Cherokee effectue un grand retour cette année, mais voilà qu’on apprend que la génération qui vient d’être présentée s’apprête déjà à changer de plateforme. Stellantis vient en effet de confirmer que la prochaine cuvée du modèle sera construite sur l’architecture STLA One, et que sa commercialisation est prévue pour 2029 (modèle 2030).

  • La production du nouveau modèle débutera lors de la deuxième moitié de 2029

  • Stellantis bonifie son investissement à l’usine de Belvidere, le faisant passer de 600 à plus de 800 millions $

  • Le Cherokee sera le premier véhicule américain assemblé sur la plateforme STLA One

Un retour éclair sur la plateforme actuelle

Rappelons que le Cherokee avait quitté le marché après l’année 2024, une décision difficile à comprendre, considérant que le modèle se vendait bien et qu’il œuvrait au sein du segment le plus populaire de l’industrie, celui des VUS compacts. Il revient cette année après une pause de deux ans.

Il est assemblé sur la plateforme STLA Large. Son passage sur cette architecture sera donc de très courte durée.

Le Cherokee actuel est fabriqué au Mexique, mais son retour à l’usine Stellantis de Belvidere, en Illinois, qui est fermée depuis 2023, est dans les plans. On visait l’année 2028, mais ce sera finalement 2029.

Le Compass aussi dans le décor

L’usine de Belvidere devrait également accueillir la production du Compass, bien que le moment précis de cette transition demeure incertain. Les deux modèles y avaient déjà été construits par le passé, avant que la production du Compass ne soit transférée au Mexique en 2016.

Des travaux sont déjà en cours à Belvidere, alors que plus de 60 millions USD ont été investis jusqu’ici pour remettre à niveau les installations d’emboutissage, de carrosserie, de peinture et d’assemblage général.

Stellantis affirme aussi vouloir soutenir les employés de l’usine qui attendent sa réouverture depuis un moment déjà, notamment en bonifiant leurs prestations pendant cette période, en maintenant leur couverture santé et en offrant des possibilités de relocalisation temporaire.

Et le Canada ?

D’un point de vue canadien, il y a lieu de s’inquiéter. Le détail le plus révélateur, c’est ce qui a été mentionné à propos de l’usine de Brampton, en Ontario. Stellantis avait déjà prévu d’y construire le Compass, mais selon le syndicat canadien Unifor, l’entreprise envisagerait plutôt de vendre cette usine. Les investissements et la production seraient alors transférés du côté américain, notamment grâce à ces 200 millions USD d’investissements ajoutés à l’usine de Belvidere.

Une autre histoire à suivre.

Daniel Rufiange

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