Chevrolet Equinox EV | Photo: Chevrolet
Pilotée par le chercheur Marco Miotti et la professeure Jessika Trancik, la recherche a analysé des données provenant de milliers de codes postaux américains pour dresser un portrait réellement complet de la situation. La conclusion est claire : dans la grande majorité des cas, les véhicules électriques sont meilleurs pour l’environnement. Ils sont aussi plus avantageux financièrement que les voitures à essence, peu importe la région, le climat ou les habitudes de conduite.
Ce qui distingue cette étude, c’est la richesse des variables considérées simultanément : les sources d’énergie locales, les données météorologiques, la congestion, les distances parcourues, le prix de l’essence et de l’électricité, ainsi que les habitudes de conduite individuelles.
La majorité des études antérieures n’examinaient qu’un ou deux de ces facteurs à la fois. Les chercheurs ont voulu répondre à une question plus précise : les véhicules électriques sont-ils meilleurs ? Si oui, pour qui ? Et dans quelles conditions ?
Premier mythe ciblé : celui selon lequel un réseau électrique encore dépendant des énergies fossiles effacerait les avantages des véhicules électriques. L’étude démontre que même dans les États où le réseau est parmi les plus polluants, les véhicules électriques réduisent tout de même les émissions.
Et au fur et à mesure que ce même réseau se verdira, l’écart s’accroîtra davantage.
Deuxième mythe : les véhicules électriques seraient peu performants par temps froid. On le sait et on le vit très bien au Québec, l’efficacité d’un modèle électrique en prend pour son rhume l’hiver. Les chercheurs reconnaissent que les grands froids peuvent réduire l’autonomie d’une batterie de 50 % lors d’une nuit particulièrement rigoureuse. Mais sur l’ensemble d’une année, l’impact réel sur les émissions demeure négligeable. Aucune région américaine ne vit dans ces conditions extrêmes 365 jours par an.
Troisième mythe : le coût d’acquisition plus élevé rendrait les véhicules électriques moins économiques. L’étude démontre qu’en tenant compte de l’ensemble des coûts de possession, les véhicules électriques sont concurrentiels dans la plupart des régions des États-Unis, même sans crédit d’impôt fédéral. Dans les zones où l’électricité est bon marché, c’est évidemment encore plus avantageux.
Parallèlement à la publication de leurs travaux dans la revue Environmental Research Letters, les chercheurs ont mis à jour le site Internet carboncounter.com. Ce dernier propose un outil gratuit qui permet de comparer les émissions et les coûts totaux de possession de la grande majorité des véhicules sur le marché.
Une ressource pratique (et amusante) pour quiconque hésite encore à faire le saut vers l’électrique.
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