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Rolls-Royce dévoile la Phantom Hummingbird, une définition même de la démesure

Rolls-Royce a l’habitude de repousser les limites de son atelier de personnalisation (Bespoke), mais la dernière création issue de ses ateliers repousse les limites de la démesure. Baptisée Phantom Hummingbird, cette Rolls-Royce entièrement personnalisée a été conçue en hommage à l’épouse d’un client, le tout orchestré par le bureau privé de la marque à Dubaï.

  • Il s’agit de la première Rolls-Royce à intégrer de la marqueterie en coquille d’ormeau

  • Chaque colibri illustré sur les tablettes compte 53 fragments de nacre et d’ormeau

  • La conception a nécessité plus de neuf mois de travail et six tentatives avant de trouver la bonne technique

Un matériau capricieux

L’idée derrière ce choix ? Reproduire l’iridescence (reflet aux couleurs de l’arc-en-ciel) du plumage d’un colibri, l’un des oiseaux les plus colorés qui soient. La coquille d’ormeau, réputée pour son éclat bleu-vert changeant selon l’angle de la lumière, a été combinée à de la nacre pour recréer cet effet. Le hic, c’est que le matériau est extrêmement mince et fragile, ce qui a donné du fil à retordre aux artisans de la marque.

Une fois façonné, chaque fragment de nacre et d’ormeau a été laqué avec soin, afin d’équilibrer la beauté fragile du matériau avec la longévité qu’on attend d’une voiture appelée à se transmettre de génération en génération.

Chaque fragment est d’abord découpé au laser avec une marge de 0,06 mm, puis limé à la main jusqu’à obtenir un ajustement parfait, sans le moindre joint visible. Un défi de taille, particulièrement pour les ailes du colibri, où seule une main humaine pouvait garantir la précision recherchée. Au final, chacune des trois surfaces ornées a nécessité huit heures de travail supplémentaires, pour un total de 45 heures.

Une touche végétale et un extérieur assorti

Un second motif, botanique et composé de 84 pièces, orne la console arrière entre les deux places. Le tout repose sur un placage en Ash Burr, complété par du bouleau argenté prélevé d’une seule et même bille de bois, choisie pour la cohérence de son grain.

L’habitacle poursuit sur cette lancée avec un cuir Creme Light agrémenté de teintes Moccasin et Tan, des tapis Seashell et un ciel de toit étoilé. À l’extérieur, la carrosserie bicolore marie le Wildberry et le blanc White Sands, le tout séparé par une ligne de caisse peinte à la main où un colibri prend son envol sur toute la longueur du véhicule.

La démesure, vous dites ? On en a la définition même avec cette Rolls-Royce unique.

Daniel Rufiange

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