2027 Polestar 3 with 800V architecture | Photo: Polestar
Alors que Volvo a récemment obtenu l’autorisation de continuer à vendre ses véhicules aux États-Unis en vertu de la nouvelle règle sur les véhicules connectés, sa marque sœur Polestar n’a pas eu cette chance.
En effet, le département du Commerce des États-Unis vient de rejeter la demande d’exemption de l’entreprise à cette règle, qui interdira la vente de véhicules contenant des logiciels développés en Chine ou par des entreprises liées à la Chine, et ce, dès l’année-modèle 2027.
Cela signifie que le petit constructeur suédois de véhicules électriques, propriété du groupe chinois Geely, ne pourra plus vendre de véhicules neufs aux États-Unis après l’actuelle année-modèle, qui tire déjà à sa fin.
En réaction, Polestar a déclaré qu’elle continuerait à vendre les inventaires existants du VUS intermédiaire Polestar 3 (fabriqué aux États-Unis) et du multisegment compact Polestar 4 (fabriqué en Corée).
Les propriétaires actuels de véhicules Polestar continueront également de bénéficier d’un soutien pour les pièces, le service et les garanties, probablement par l’intermédiaire du réseau de concessionnaires Volvo.
Les raisons pour lesquelles Volvo a obtenu le feu vert alors que Polestar a essuyé un refus demeurent floues, étant donné que les deux constructeurs appartiennent à Geely et partagent beaucoup de composants et de logiciels.
Par exemple, le Polestar 3 et le Volvo EX90 reposent sur la même architecture, disposent de logiciels très similaires et sont tous deux assemblés dans la même usine de Caroline du Sud ; pourtant, seul le second sera autorisé pour l’année-modèle 2027 aux États-Unis.
Bien que l’exclusion du marché américain soit un coup dur, Polestar minimise l’impact de cette décision sur ses opérations, soulignant que 80 % des voitures qu’elle a vendues en 2025 ont été livrées en Europe uniquement. De plus, 94 % du volume des ventes de l’entreprise provenait de l’extérieur des États-Unis au cours du premier trimestre de 2026.
Cela ne signifie pas pour autant que Polestar n’aura pas à revoir ses plans, puisque l’entreprise s’apprêtait à lancer une nouvelle génération de la berline à hayon Polestar 2 ainsi que le tout nouveau VUS compact Polestar 7, qui rivalisera directement avec le très populaire Model Y de Tesla.
Heureusement pour les acheteurs canadiens, cette décision du département américain du Commerce n’aura pas d’impact sur les livraisons de nouveaux modèles Polestar au nord de la frontière, le constructeur ayant publié la déclaration suivante : « nous continuerons d’investir dans les marchés où nous avons des opportunités de croissance continue, comme l’Asie du Sud-Est, l’Europe de l’Est, l’Amérique latine et le Canada ».
Si Volvo est à l’abri pour l’instant, il sera intéressant de voir comment l’entreprise naviguera à travers l’expansion prévue de la règle sur les véhicules connectés.
Celle-ci doit en effet étendre son interdiction aux composants matériels (hardware) fabriqués en Chine ou par des entreprises liées à la Chine à partir de l’année-modèle 2030.
En plus de Volvo, de nombreux constructeurs automobiles utilisent actuellement des ordinateurs de bord développés ou fabriqués en Chine, ce qui laisse présager de nombreuses situations similaires à celle de Polestar dans les années à venir.
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