Il est impossible de parler de records de vitesse sur terre sans évoquer les tout débuts de l’automobile. C’est La Jamais Contente, une voiture électrique en forme d’obus pilotée par le Belge Camille Jenatzy, qui est devenue en 1899 le premier véhicule de l’histoire à franchir le cap des 100 km/h. Le 29 avril de cette année-là, elle avait atteint 105,88 km/h (65,79 mi/h), un exploit qui avait marqué les esprits à une époque où la plupart des chevaux n’auraient même pas pu suivre la cadence.
Plus de 125 ans plus tard, la quête de vitesse est toujours aussi présente et la JCB Hydromax en est la preuve la plus récente.
Selon les règles de la FIA, un record doit être établi sur deux passages effectués dans des sens opposés (afin de tenir compte des effets du vent), à l’intérieur d’une heure. Lors du premier, la JCB Hydromax a atteint 644,7 km/h (400,62 mi/h). Au retour, elle a fait encore mieux avec 663,3 km/h (412,14 mi/h). La moyenne des deux, 653,9 km/h, devient donc la nouvelle référence mondiale pour un véhicule à combustion alimenté à l’hydrogène. Cela dépasse la marque établie par les piles à combustible à hydrogène, soit 487 km/h (303 mi/h).
La JCB Hydromax est désormais le véhicule à hydrogène le plus rapide jamais chronométré, quelle que soit la technologie utilisée. Le record demeure toutefois soumis à la ratification officielle de la FIA.
Cet exploit ne sort pas de nulle part. En 2006, JCB avait déjà fait sensation avec le Dieselmax, qui avait établi le record de vitesse terrestre pour un moteur diesel à 563,4 km/h (350,09 mi/h). Vingt ans plus tard, c’est le même pilote, Andy Green, qui était derrière le volant de la Hydromax. L’ancien commandant d’aviation de la RAF n’en est pas à ses premières armes en matière d’exploits: il détient toujours le record de vitesse terrestre absolu, établi en 1997 à plus de 1228 km/h (763,04 mi/h) à bord de la ThrustSSC, ce qui fait de lui la seule personne à avoir franchi le mur du son sur terre.
Quant à la JBC Hydromax, elle s’étend sur près de 10 mètres. Elle est propulsée par deux moteurs à combustion à hydrogène dérivés de mécaniques déjà utilisées dans les équipements de la compagnie. Chacun est réglé pour développer 800 chevaux. JCB a profité de l’expérience acquise avec le Dieselmax pour peaufiner l’aérodynamisme et la stabilité du véhicule, tout en s’entourant de spécialistes pour la construction, le réglage du moteur et de la transmission.
Selon le président de l’entreprise, Anthony Bamford, l’objectif derrière ce record n’était pas seulement symbolique. On voulait démontrer que l’hydrogène fonctionne, et ce, dès aujourd’hui.
Le message est clair. Pour le réseau de distribution, disons que c’est un autre sujet.
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