Une autoroute Californienne (Photo by Josh Edelson / AFP) (Photo by JOSH EDELSON/AFP via Getty Images)
Une étude récente montre que la plupart des déplacements quotidiens des Américains ont une distance inférieure à 3 miles (4.8 kilomètres), ce qui signifie que l’autonomie des véhicules électriques n’est pas un problème.
Le Maryland Transportation Institute a utilisé les données de localisation de millions de téléphones et d’appareils électroniques pour suivre les déplacements d’un large échantillon d’Américains afin de déterminer la longueur moyenne des déplacements quotidiens dans le pays.
Pour cette étude, un déplacement a été défini comme un mouvement qui s’accompagne d’un séjour d’au moins 10 minutes dans un lieu autre que le domicile.
L’étude a révélé que la majorité des déplacements sont très courts, 52 % d’entre eux étant inférieurs à 4,8 kilomètres (3 miles) et 28 % étant encore plus courts, à moins d’un mille (1.6 kilomètres).
Ces résultats sont d’autant plus surprenants que l’étude a porté sur tous les moyens de transport, y compris l’avion et le train, et que seuls 2 % des déplacements dépassaient 80 kilomètres (50 milles).
Cela signifie que la plupart des conducteurs surestiment la distance qu’ils parcourent au jour le jour, ce qui ralentit l’adoption des véhicules électriques.
En effet, l’autonomie est considérée comme l’un des principaux facteurs qui poussent les acheteurs à se détourner des véhicules électriques, ainsi que leur prix élevé.
Étant donné que la plupart des trajets font moins de cinq kilomètres, tout véhicule électrique sur le marché devrait être capable d’effectuer les trajets quotidiens de son propriétaire pendant au moins deux semaines sans être rechargé, même en tenant compte des imprévus.
Cela a même été confirmé par une étude antérieure, en 2016, selon laquelle les VE disponibles à l’époque étaient capables de répondre aux besoins d’environ 90 % des conducteurs aux États-Unis.
Cette proportion est encore plus élevée aujourd’hui, car la technologie des VE a fait d’énormes progrès depuis lors, de nombreux véhicules annonçant désormais des autonomies de plus de 300 miles (482 kilomètres), ce dont seul un modèle Tesla pouvait se vanter à l’époque.
Tant que les acheteurs continueront d’exiger une plus grande autonomie, les constructeurs automobiles devront travailler sur des batteries plus grandes et des groupes propulseurs plus efficaces, mais la perception du public pourrait changer et alors, des VÉ plus abordables offrant moins d’autonomie pourraient devenir très efficaces pour faire progresser l’électrification du parc automobile mondial.
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