News

Mercury Comet 1962 : une conversion électrique à 6000 $ US grâce à une Nissan LEAF 2014

Photo : Chaîne YouTube This Old Jalopy

Depuis plusieurs années, on assiste de plus en plus à la conversion de véhicules anciens à un mode de propulsion électrique. Ce qui était jadis très rare devient une pratique plus courante, et cette dernière est appelée à croître au fil des prochaines décennies.

  • Les conversions électriques sont généralement très dispendieuses

  • La pratique est appelée à croître au cours des prochaines décennies

  • Le coût des conversion va diminuer de façon importante avec le temps

La magie d’une voiture ancienne réside souvent dans sa mécanique à essence, mais avec les années qui passent, certains modèles vont devenir difficiles à restaurer, faute de pièces, sans compter que l’expertise va se faire de plus en plus rare.

Bref, la conversion électrique représente une solution intéressante. En prime, elle présente des avantages évidents, ne serait-ce que la réduction de l’entretien et le fait de pouvoir rouler à moindre coût.

Le problème, cependant, c’est qu’à l’heure actuelle, la conversion électrique d’un modèle ancien est très coûteuse. Ça peut varier selon l’étendue du projet, mais on parle de dizaines de milliers de dollars, lorsque la facture ne dépasse pas les 100 000 ou 200 000 balles.

C’est ce qui rend l’histoire qui suit très intéressante et c’est ce qui donne de l’espoir pour l’avenir. Un type a réussi, avec environ 6000 $ US, soit quelque 10 000 $ canadiens, à effectuer la conversion électrique d’une vieille Mercury Comet 1962, le tout à partir d’une Nissan LEAF 2014 qui avait terminé sa vie utile.

Si vous avez envie de tout savoir, vous pouvez visionner la vidéo de la conversion, fruit de la chaîne This Old Jalopy (anglais). Sinon, l’essentiel suit ci-dessous.

En gros, l’auteur de la conversion a mis la main sur une Nissan LEAF 2014 accidentée pour 3000 $ US. Ce qui était intéressant avec cette dernière, c’est que son système à haute tension, comprenant la batterie, l’onduleur et le moteur électrique, était toujours fonctionnel.

Un montant additionnel de 900 $ US a été nécessaire pour le contrôleur qui permet la communication entre les pièces à haute tension de Nissan et le système de gestion de la batterie. Quelques autres dépenses ont été nécessaires, comme des pièces pour le filage et du matériel pour la soudure, ce qui a fait grimper la facture à quelque 6000 $ US.

Le responsable prend le temps de mentionner à la fin de sa vidéo que certaines dépenses n’ont pas été incluses dans le montant de 6000 $ US, soit les jantes, les pneus, ainsi que des pièces de suspension, entre autres.

On a compris le principe, toutefois, soit la possibilité de réaliser une conversion électrique à moindre coût avec un véhicule « donneur » acquis à bas prix. Il faut aussi compter l’expertise pour effectuer la conversion, ce qui est une autre paire de manches. On le répète, l’objectif était de montrer qu’une conversion à prix raisonnable est réalisable.

Fait amusant, on a dû travailler fort pour adapter certaines composantes, comme le fait de donner à ce modèle son mode d’entraînement d’origine, soit la propulsion. La Nissan LEAF 2014 était une voiture à traction. On a ainsi dû monter le moteur électrique sur l’essieu arrière, ce qui a exigé quelques modifications.

Photo : Chaîne YouTube This Old Jalopy

La batterie de la LEAF, composée de 48 modules et offrant une capacité de 24 kWh, a été installée sous le capot, tout simplement. Quant au port de recharge, il a été déposé à l’endroit même où l’essence servait jadis à alimenter ce modèle.

Photo : Chaîne YouTube This Old Jalopy

Quant à l’autonomie, rappelons que la LEAF offrait autour de 160 kilomètres, soit 99 miles. Le propriétaire estime qu’il peut en parcourir 78 avec sa Comet électrique, soit 126 km.

C’est peu, mais pour l’usage que l’on fait de ce genre de modèle, c’est suffisant.

Surtout, l’avenir va nous offrir quantité de possibilités lorsque les Hyundai Kona EV et autres modèles plus récents offrant plus de 400 km d’autonomie vont se retrouver à la casse avec des systèmes électriques toujours fonctionnels.

Nous avons l’impression que ce genre de conversion va devenir très fréquent à l’avenir.

Daniel Rufiange

Articles récents

Ottawa et Unifor rejettent le plan de Stellantis de construire des VÉ chinois en kit à Brampton

Le constructeur automobile a tenté de trouver des moyens d'utiliser son usine de Brampton après…

9 heures

Véhicules électriques : BYD jouit d’une meilleure notoriété au Canada que Volkswagen et BMW

AutoTrader a mené une enquête sur les véhicules électriques auprès de 1 761 Canadiens le…

11 heures

Nissan repense le Juke en VUS multisegment électrique plus grand pour affronter la compétition

Le Juke de troisième génération sera assemblé à Sunderland sur la plateforme CMF-EV de Nissan-Renault…

13 heures