Le virage électrique de Mercedes-Benz n’est pas un long fleuve tranquille. Il est ponctué de hauts et de bas, de changements de décision, d’appellations, de priorités, de designs, bref, c’est tout sauf linéaire. Ce n’est pas tant un reproche qu’un constat. On semble toutefois avoir trouvé un modus operandi qui fait consensus avec une approche qui nous laisse avec des noms reconnaissables, mais surtout, avec un nouveau design qui respecte l’image de la marque, ainsi que sa célèbre histoire.

  • Une autonomie de plus de 600 km est anticipée.

  • Le design des Classe C (électrique et essence) est en voie de s’harmoniser.

  • Le modèle est attendu chez nous dans la première moitié de 2027.

Nous avions eu un aperçu de tout cela lors du dévoilement du GLC électrique l’an dernier, et maintenant avec la nouvelle Classe C électrique qui vient d’être dévoilée à Séoul. Avec ce modèle, le constructeur allemand tourne définitivement la page sur la sous-marque EQ et ses carrosseries bulbeuses. La nouvelle venue s’appelle simplement Classe C, s’inscrit dans la gamme régulière et adopte un design aligné sur celui des modèles à essence de la marque.

Le résultat est une berline à l’allure nettement plus conventionnelle que les EQE et EQS qui l’ont précédée. La calandre avant s’inspire des grands classiques de Stuttgart, notamment les célèbres W108 et W111 des années 1960, avec une grille imposante qui rappelle délibérément l’héritage de la marque. À l’avant comme à l’arrière, 1050 pixels lumineux optionnels permettent de créer des signatures personnalisées, et pas moins de 162 étoiles illuminées sont intégrées dans le toit panoramique.

Nous avions vu une approche similaire avec le GLC électrique.

Ce qui compte vraiment

Sous la carrosserie, la Classe C électrique repose sur la plateforme MB.EA 800 volts, la même architecture que le GLC électrique, sans surprise. La version qui sera proposée au lancement, la C400 4Matic, sera équipée de deux moteurs électriques pour une puissance combinée de 482 chevaux et 590 livres-pieds de couple. Le moteur avant peut se déconnecter automatiquement en conduite douce pour préserver l’autonomie, tandis que le moteur arrière dispose d’une boîte à deux rapports : le premier pour les accélérations vives, le second pour les vitesses de croisière sur autoroute.

Cette approche garantit une meilleure efficacité énergétique, ce qui permet d’offrir davantage d’autonomie en bout de piste.

L’autonomie annoncée du véhicule, qui est équipé d’une batterie lithium-ion de 94 kWh, est de 762 km selon le cycle européen WLTP (Worldwide Harmonised Light Vehicles Test Procedure), ce qui devrait se traduire par quelque chose entre 600 et 650 km selon les calculs de l’EPA (Environmental Protection Agency) qui réglemente les choses en Amérique du Nord.

Côté performance, le 0 à 100 km/h est promis en 3,9 secondes. En recharge rapide, la Classe C va accepter jusqu’à 330 kW en courant continu, ce qui permettra d’ajouter quelque 225 à 250 km d’autonomie en dix minutes. Il ne faudra compter que 22 minutes pour voir le niveau d’énergie passer de 10 % à 80 %.

Un convertisseur standard permet également de tirer parti des bornes à 400 volts, et le chargeur embarqué accepte jusqu’à 9,6 kW en courant alternatif.

39 pouces

À bord, l’écran qui domine la présentation s’étend désormais sur 39 pouces et occupe pratiquement toute la largeur de la planche de bord. Malgré cette omniprésence du numérique, Mercedes a conservé des boutons physiques, des buses de ventilation rondes à bordure argentée et des commandes de siège intégrées à la portière. L’architecture électrique libère par ailleurs de l’espace sous le capot, où un coffre avant de 101 litres s’ajoute à la capacité de 470 litres du coffre arrière.

Notez que pour la manœuvrabilité, les roues arrière directionnelles seront une option avec cette Classe C électrique.

Conclusion

Voilà, en gros, ce qui nous attend avec cette nouvelle cuvée de la Classe C. Nous aurons bien sûr plus d’informations à partager lorsque nous aurons la chance de découvrir cette voiture de plus près. Le modèle est attendu de ce côté-ci de l’Atlantique lors de la première moitié de 2027. Une version à propulsion offrant encore plus d’autonomie suivra en cours d’année.

Et comme cela a souvent été le cas au fil de l’histoire de ce modèle, une rivale directe pourra être trouvée chez BMW, avec une i3 issue de la nouvelle philosophie Neue Klasse.

Ça promet.

Daniel Rufiange

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