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Les tarifs sur les pièces automobiles pourraient être reportés alors que Trump envisage des exemptions limitées

Les constructeurs automobiles préviennent que des tarifs généralisés sur les composants pourraient entraîner des pertes d’emplois et nuire aux objectifs de production aux États-Unis,

  • Trump pourrait retarder l’imposition de tarifs sur les pièces afin de donner aux constructeurs le temps de rapatrier leurs chaînes d’approvisionnement.

  • Les entreprises automobiles américaines affirment que des tarifs trop larges augmenteront les coûts, entraîneront des pertes d’emplois et nuiront à leur compétitivité.

  • Les marchés boursiers ont réagi positivement aux propos de Trump concernant un allègement potentiel pour les manufacturiers.


Le 14 avril, le président américain Donald Trump a déclaré qu’il envisageait des exemptions à un tarif prévu de 25 % sur les pièces automobiles importées. Il a expliqué vouloir accorder aux fabricants un délai pour relocaliser leur production aux États-Unis.

Dans le Bureau ovale, Trump a affirmé : « Ils se tournent vers des pièces fabriquées au Canada, au Mexique et ailleurs, et ils ont besoin d’un peu de temps, parce qu’ils vont les produire ici. »

Cette déclaration survient alors que les constructeurs automobiles américains poursuivent leurs efforts de lobbying auprès de l’administration pour épargner les composants à faible coût des nouveaux droits d’importation. Ford, General Motors et Stellantis ont indiqué être prêts à payer des tarifs sur les véhicules complets et sur des ensembles majeurs comme les moteurs, mais s’opposent à des droits généralisés sur les petites pièces. Selon eux, cela pourrait faire grimper les coûts de production de plusieurs milliards de $, perturber les chaînes d’approvisionnement et entraîner des mises à pied.

Les actions de GM, Ford et Stellantis ont brièvement rebondi après les commentaires du président, remontant après des creux enregistrés plus tôt dans la séance.

La Maison-Blanche a déjà imposé un tarif de 25 % sur les véhicules entièrement assemblés. Les tarifs sur les pièces devraient entrer en vigueur au plus tard le 3 mai. Les règles commerciales actuelles de l’accord nord-américain permettent certaines exemptions si les véhicules respectent les seuils minimaux de contenu local.

Les constructeurs soutiennent que l’imposition de tarifs sur les pièces va à l’encontre de l’objectif annoncé de relancer la fabrication américaine. Des représentants de l’industrie préviennent que l’augmentation des coûts de production pourrait forcer les entreprises à réduire leurs investissements ou à lancer des avertissements sur leurs bénéfices.

Mathieu St-Pierre

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