Parfois, ils trouvent des façons de célébrer des étapes importantes. C’est ce à quoi l’on a eu droit cette semaine du côté de Ford alors qu’on a souligné les 50 ans du F-150.
Mais attention à ce que vous venez de lire. Le F-150, la camionnette que l’on connaît, est beaucoup plus vieille que cela. C’est l’appellation F-150 qui a 50 ans.
Allez, un peu d’histoire.
C’est en 1948 que Ford lance la Série F avec un modèle qu’elle va nommer simplement F1. En fait, on avait droit à une série complète, de F1 à F8. Le chiffre reflétait les capacités du modèle. Les F1 à F3, ça correspondait un peu à ce que l’on connaît aujourd’hui comme les séries 150, 250 et 350 chez Ford, ou les 1500, 2500 et 3500 chez GM et Ram. Des capacités d’une demi-tonne, de trois quarts de tonne et d’une tonne, est-ce que ça vous dit quelque chose ? C’est un peu ce à quoi ça faisait référence.
Fait amusant, au Canada, pour la première génération de la Série F, on avait droit aux appellations F47, F57 et F68, le chiffre représentant le poids nominal brut du véhicule, c’est-à-dire le maximum qu’il peut peser avec les occupants et le chargement qu’il transporte. Dans les cas qui nous intéressent, on parle de 4700, 5700 et 6800 livres.
Autre fait amusant. Mercury vendait aussi des versions au Canada : les M47, M57, etc.
Les noms seront uniformisés à compter de la deuxième génération du modèle, soit 1953. À ce moment, Ford commence à utiliser le chiffre 100 pour ses camionnettes d’une demi-tonne. Cependant, elle utilise les chiffres 250 et 350 pour ses pick-up de trois quarts de tonne et d’une tonne, respectivement.
Pour ce qui est de la raison derrière le changement de nom, il n’y a pas de réponse officielle de la part de la compagnie. On voulait changer les choses et avec l’arrivée d’une nouvelle génération, la chose s’y prêtait bien.
La rumeur veut toutefois que le nom ait été emprunté au jet F-100 de l’armée de l’air américaine. La guerre de Corée venait de se terminer et le nom résonnait auprès du public. On vivait aussi une ère supersonique à l’époque, avec la course à la vitesse et bientôt à l’espace.
Chose certaine, le geste a porté ses fruits
Ce qui nous amène au milieu des années 70, au moment où Ford va lancer le premier modèle nommé F-150. Sachez qu’il s’agissait bel et bien d’un ajout à la gamme, et non d’un changement de nom, car le catalogue de cette année-là nous fait voir le F-100, le F-150, le F-250, ainsi que le F-350.
Et derrière cette décision se trouvait une raison liée aux normes d’émissions de l’époque. Il faut se rappeler qu’en 1970, le gouvernement américain avait adopté le Clean Air Act, une loi ayant pour but de lutter contre la pollution atmosphérique. Elle donnait à l’EPA (Environmental Protection Agency) la mission d’imposer des normes plus strictes aux constructeurs. Jusqu’en 1975, ils devaient réduire de 90 % les émissions de monoxyde de carbone, d’oxyde d’azote, sans compter les hydrocarbures non brûlés.
C’est ce qui a forcé les ingénieurs des constructeurs à inventer le convertisseur catalytique, qui va devenir obligatoire sur plusieurs véhicules à compter de 1975.
Le F-100, qui était la version de base du modèle à ce moment, figurait sur la liste des modèles qui devaient recevoir un catalyseur, en raison de son poids brut (5700 livres), sous la barre des 6000 livres.
Or, en proposant la nouvelle version F-150, qui offrait plus de capacités avec des essieux plus solides et des ressorts plus robustes, elle se trouvait à offrir un modèle qui affichait un poids brut de 6050 livres. Il n’avait donc pas à recevoir un catalyseur.
Les acheteurs de l’époque préféraient cela, car avec un convertisseur, il fallait de l’essence sans plomb, car le plomb détruisait le catalyseur. Et vous le devinez sûrement, il fallait payer plus cher pour de l’essence sans plomb. On pouvait donc gaver le F-150 de carburant avec du plomb.
Les prix des essences sans plomb et avec plomb vont se rejoindre dans les années 80 et à la fin de cette décennie, l’essence sans plomb s’était imposée.
Quant au F-150, il venait offrir des capacités qui se situaient entre celles du F-100 et du F-250. Ford va continuer à proposer le F-100 pendant quelques années, mais rapidement, la compagnie va comprendre que son nouveau modèle vedette était le F-150.
Le reste, comme le dit l’expression, appartient à l’histoire.
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