Performances qui dépassent les attentes
Excellentes capacités de recharge
Une conduite entièrement satisfaisante
Une facture en conséquence
Présentation intérieure de qualité, mais un peu froide
Un poids qui frôle les 2700 kg
Et quand on dit « renversante », c’est à prendre au pied de la lettre. Si vous avez déjà conduit un modèle électrique, vous savez de quoi l’on parle. Sinon, pensez à une voiturette de golf. La puissance n’est pas impressionnante, mais on avance dès qu’on touche l’accélérateur.
Imaginez alors un constructeur qui décide de repousser les limites du raisonnable en offrant un véhicule qui offre à la fois plus de 1000 chevaux et plus de 1000 livres-pieds de couple.
Ça donne le Porsche Cayenne électrique, un modèle qui redéfinit ce qu’est la démesure. Votre humble serviteur a eu la chance d’en prendre le volant la semaine dernière. Voici ce qui est ressorti de ce premier contact.
Vous allez trouver trois versions du Cayenne Electric. La première est la plus raisonnable du groupe. Comme les deux autres, elle profite d’une batterie de 113 kWh et d’une architecture à 800 volts. La combinaison de ses moteurs électriques avant et arrière se traduit par une puissance maximale de 435 chevaux, ce qui permet de régler le 0-100 km/h en seulement 4,8 secondes.
On parle bien de la version de base ici. Elle est offerte à partir de 131 000 $.
En passant à la déclinaison Cayenne S Electric, la facture grimpe à 142 600 $, un saut « raisonnable », étant donné qu’on nous en offre davantage et que la prestation du modèle est encore plus probante. La puissance maximale est de 657 chevaux avec cette variante, ce qui fait fondre d’une seconde le temps de référence au 0 à 100 km/h. L’ajout le plus important, relatif à la conduite, est l’accès au système Porsche Active Ride, la suspension active électrohydraulique beaucoup plus sophistiquée. Elle en vaut la peine, à condition bien sûr de ne jamais avoir à payer pour son remplacement.
Enfin, au sommet de la pyramide se trouve la version Turbo, celle que nous avons eue à l’essai. De facto, elle sert une puissance de 844 chevaux, mais à l’activation de la fonction « départ canon », cette dernière bondit pour atteindre 1139 chevaux. Ajoutez à cela un couple maximal de 1106 livres-pieds et vous comprendrez que nous sommes ailleurs, littéralement.
Vous aurez remarqué que j’ai détaillé deux puissances pour le modèle Turbo, et fait mention d’une puissance maximale pour les deux autres. C’est simple : le plus grand chiffre est celui obtenu en utilisant la fonction « départ canon ».
Oh, le 0-100 km/h avec la variante Turbo ? 2,5 secondes. De quoi vous rappeler, après l’exercice, ce que vous avez mangé la veille . Oui, l’estomac réagit aussi à cette orgie de puissance.
Qu’est-ce que tout cela donne sur la route ? Quelque chose de surréaliste, en fait. En enfonçant l’accélérateur, ce que l’on prend facilement plaisir à faire, on se fait coller au siège avec une force impressionnante. Si la poussée est ahurissante, le fait que les quatre roues s’agrippent au bitume, tel un écureuil sur le tronc d’un arbre, est ce qui est doublement impressionnant. Le système de vectorisation du couple fait un travail extraordinaire, aidé par des jantes de 22 pouces habillées de gommes conçues pour ce genre d’abus.
Et cette suspension adaptative dont il était question plus haut, eh bien, elle nous garde en selle de façon magique. L’assiette du véhicule s’ajuste en permanence, ce qui est plutôt déroutant derrière le volant. On s’attend à ressentir du roulis à l’attaque d’un virage, mais c’est comme si le véhicule rejetait cette réalité de la physique du revers de la main.
En fait, il se moque des lois de la physique. En prime, des modes de conduite (Confort, Normal, Sport et Sport Plus) sont à portée de main pour adapter le comportement du Cayenne à notre humeur. Le dernier mode ajoute même des effets sonores qui imitent le bruit d’un moteur à essence.
Le prix de cette version Turbo du Cayenne est de 178 300 $. Notre modèle avait reçu quelque 28 000 $ d’équipement. En ajoutant la taxe de luxe et les frais divers, il s’affichait à 233 000 $.
Pas certain que le client de la version de base ait le même profil financier que celui courtisé par la variante Turbo.
Au moment d’écrire ces lignes, Porsche n’avait pas encore confirmé l’autonomie des versions canadiennes du Cayenne électrique. En partant des chiffres européens et en calculant les écarts habituels par rapport aux données de l’EPA (Environmental Protection Agency), on devrait obtenir des valeurs comprises entre 470 et 550 km, selon la version.
Tout cela reste à confirmer, bien entendu. Nous sommes dans la pure spéculation.
Là où l’on ne spécule sur rien, c’est avec les capacités de recharge. Ce que Porsche annonce est vraiment bien, avec une puissance de 390 kW. Ça permet de faire passer le niveau d’énergie de la batterie de 10 % à 80 % en seulement 16 minutes. Pour ce qui est de la recharge à la maison, la puissance de base est de 9,6 kW, pour un temps de 13 h. On peut opter pour une capacité de 19,2 kW, ce qui réduit le temps de recharge de moitié, à 6,5 h.
Sans surprise, on découvre un niveau d’équipement à la hauteur à certains égards, mais Porsche est fidèle à sa tradition avec un menu d’options qui peut rapidement faire grimper la facture. Notre modèle d’essai en possédait à hauteur de 28 000 $. Par exemple, le système Porsche Active Ride (8430 $), l’ensemble Premium (5200 $), les jantes Sport Edition Aero de 22 pouces (2710 $), l’ensemble SportDesign peint en noir brillant (2240 $), un bandeau de feux teinté (1130 $), des rails de toit noirs (940 $), un pare-brise chauffant (840 $), etc.
Autrement, ce qu’on remarque avec ce Cayenne électrique, ce sont ses airs de famille, notamment son lien avec le petit cousin Macan. La signature stylistique des Porsche électriques est distincte, mais facilement identifiable à la marque.
Ce qui saute le plus aux yeux, c’est le côté épuré des lignes, ce qui est attendu d’un modèle dont l’efficacité aérodynamique se traduit par des kilomètres additionnels d’autonomie. Notez que cette version électrique est légèrement plus longue, avec un empattement de 3023 mm, contre 2895 mm pour la version à essence. Une variante coupée est également au catalogue, pour ceux qui préfèrent son style et pour qui l’aspect utilitaire compte moins.
Entendons-nous sur une chose : le modèle est réussi sur le plan technologique. Pas de surprises là. La qualité est là, la solidité est impressionnante, bref, le savoir-faire de Porsche n’est pas remis en cause.
Le défi sera d’en faire un succès commercial, ce qui est moins garanti. La Taycan a fait un tabac à ses débuts, mais la demande est moins forte depuis quelque temps. L’intérêt vis-à-vis des véhicules électriques n’est pas le même d’un endroit à l’autre et en Chine, là où Porsche a effectué des percées, les choses ont été plus difficiles récemment avec l’émergence des marques locales.
Ça change très rapidement à travers l’industrie. Quand Porsche a annoncé qu’elle allait produire un Cayenne électrique, ses plans prévoyaient que, en 2030, 80 % de ses ventes seraient entièrement électriques. Cet objectif a été revu à la baisse. Bref, le Cayenne électrique est devant une situation qu’on avait envisagée comme tout autre au moment de sa conception.
La suite sera intéressante à suivre.
Cela la place au troisième rang des véhicules électriques offrant la plus grande autonomie en…
Ford maintient son échéancier de 2027, même si la production de masse et les objectifs…
Rivian, le constructeur de la camionnette R1T et du VUS R1S, vient de lancer aux…
Alors que le nouveau Tucson 2027 bénéficie d’une mécanique hybride branchable bonifiée, celle-ci ne sera…
Cette édition spéciale célèbre le partenariat entre Alfa Romeo et Luna Rossa, une équipe de…
Le Hyundai Tucson de nouvelle génération adopte un style nettement plus robuste, un habitacle entièrement…