Nouvelles sur les voitures Économiques et Écologiques

Trump confirme de nouveaux tarifs de 25 % alors que l’industrie automobile se prépare à des droits d’importation sur les véhicules

La « bonne nouvelle », c’est que le Canada ne figure pas sur la liste des tarifs de base de 10 % annoncés par Trump.

  • Les tarifs de 25 % sur les importations de véhicules entrent en vigueur le 3 avril ; les droits supplémentaires sur les moteurs et les pièces commencent le 3 mai

  • Les analystes prévoient une hausse des prix pouvant atteindre 20 000 $, entraînant une baisse de 20 % des ventes de véhicules neufs aux États-Unis

  • Les constructeurs suspendent les livraisons et demandent des exemptions ; les fournisseurs avertissent d’un impact financier à long terme


Le président Donald Trump a annoncé, le 2 avril, une nouvelle série de tarifs douaniers, incluant un tarif de base de 10 % global. Comme prévu, le secteur automobile américain devra composer avec un tarif de 25 % sur les véhicules importés, qui prendra effet à minuit ce soir. La Maison-Blanche présente cette mesure comme un moyen de corriger ce qu’elle juge être des pratiques commerciales mondiales injustes et d’encourager la fabrication locale.

L’administration Trump avait auparavant convenu d’exempter les produits automobiles canadiens et mexicains du tarif de 25 %, dans le cadre de l’Accord États-Unis–Mexique–Canada (AEUMC). Cette exemption prend fin le 2 avril. Le 3 mai, les nouveaux tarifs seront élargis pour inclure des composants clés comme les moteurs et les transmissions.

Trump a également imposé des droits sur l’acier, l’aluminium et sur des produits provenant de pays qui importent du pétrole du Venezuela. Cela inclut un tarif de 25 % sur l’acier et l’aluminium, ainsi qu’un droit de 20 % sur les importations chinoises.

Les constructeurs automobiles commencent à s’ajuster à l’arrivée des tarifs

Volkswagen a interrompu les livraisons de véhicules par rail en provenance du Mexique vers les États-Unis et a informé ses concessionnaires que des frais d’importation pourraient être ajoutés aux frais de destination des véhicules. Selon une note interne du 1er avril obtenue par Automotive News, Volkswagen prévoit que les tarifs toucheront les importations du Mexique et de l’Europe dès le 3 avril. La production à l’usine de Chattanooga, au Tennessee, pourrait aussi être affectée.

Les analystes continuent de sonner l’alarme sur les coûts cumulatifs et la hausse des prix

Des experts en commerce international affirment que les tarifs vont s’additionner, augmentant considérablement les coûts d’importation des constructeurs. Par exemple, une berline importée d’Allemagne fera face au nouveau tarif de 25 %, au droit d’importation existant de 2,5 %, ainsi qu’à une éventuelle mesure de réciprocité d’un partenaire commercial.

En 2024, les États-Unis ont importé pour 474 milliards de $ américains de produits automobiles, dont 220 milliards de $ en véhicules de tourisme. Les principaux fournisseurs étaient le Canada, le Mexique, l’Allemagne, le Japon et la Corée du Sud.

Selon Anderson Economic Group, le prix des véhicules fabriqués aux États-Unis pourrait grimper de 2 500 $ à 12 000 $ US, selon le format et le segment. Les véhicules de luxe et électriques pourraient voir une augmentation de coût allant jusqu’à 20 000 $. Les camionnettes intermédiaires et VUS pourraient quant à eux coûter de 5 000 $ à 8 500 $ de plus.

L’analyste de Bank of America, John Murphy, estime qu’un transfert complet des coûts aux consommateurs pourrait faire chuter les ventes de véhicules neufs de jusqu’à 20 % aux États-Unis. Même une absorption partielle des coûts entraînerait une baisse de volume d’environ 15 %.

Le syndicat United Auto Workers appuie les tarifs, évoquant le sous-emploi des capacités des usines américaines. Selon GlobalData, les usines d’assemblage américaines ont tourné à environ 70 % de leur capacité en 2024.

Cependant, les fournisseurs — particulièrement les petites et moyennes entreprises — avertissent que le rapatriement de la production n’est pas viable économiquement, en raison de la pénurie de main-d’œuvre et des coûts plus élevés. Plusieurs d’entre eux peinent encore à se remettre des impacts financiers de la pandémie, des pénuries de puces électroniques et de l’inflation.

Au cours des dernières semaines, des dirigeants de Ford, General Motors et Stellantis ont rencontré la Maison-Blanche, le Département du commerce américain et le Bureau du représentant au commerce des États-Unis. Selon des sources proches des discussions, les entreprises cherchent à obtenir des exemptions pour certains composants peu coûteux difficiles à se procurer localement.

Il est clair que ce dossier est à suivre.

Mathieu St-Pierre

Articles récents

Ferrari CZ26 : une SF90 Stradale hybrid transformée en modèle unique pour un client américain

La Ferrari CZ26 est une création unique développée pour un client américain sur la base…

52 minutes

Lincoln Nautilus 2027 : plus de luxe, l’hybride et un peu plus de style

Le Lincoln Nautilus 2027 poursuit son évolution avec un design extérieur revu, de nouveaux thèmes…

2 heures

Toyota promet de nouvelles batteries hybrides, mais les chiffres qui circulent ne lui appartiennent pas

Toyota vient d'annoncer une nouvelle génération de batteries pour ses véhicules hybrides. Depuis, plusieurs médias…

4 heures

Acura NEXERA Vision : un sexy coupé pour annoncer le prochain RDX hybride

À l’occasion de son 40e anniversaire, Acura profite de la Monterey Car Week pour présenter…

20 heures

Le Nissan Kicks 2027 s’offre une version Rock Creek à l’allure plus robuste

Le Kicks Rock Creek reçoit des pneus plus agressifs, des jantes exclusives, quelques retouches esthétiques…

20 heures

Chevrolet et Nike s’associent à Devin Booker pour une collection de souliers inspirée de l’Impala

La marque Nike et la vedette de la NBA (National Basketball Association), Devin Booker, viennent…

21 heures