Plate-forme STLA de Stellantis
Si l’on observe des hauts et des bas au gré des subventions aux États-Unis et au Canada, sur le vieux continent, les choses sont complètement différentes avec une hausse en 2025 des ventes de VÉ de près de 30%. Même si certains véhicules électriques du groupe, notamment le Jeep Avenger, globalement, le constructeur a enregistré des pertes de plus de 30 milliards de dollars canadiens (26,3 milliards É.-U.).
De l’aveu de l’entreprise, il considère être allé un peu trop vite en fonction de la demande des consommateurs. On peut d’ailleurs citer un produit comme le Dodge Charger EV. On sait tous qu’un jour, les amateurs devront délaisser les motorisations traditionnelles, mais clairement passer d’un V8 Hemi directement à du 100% électriques était plus provocation qu’une évolution pour les clients traditionnels du Muscle Car.
Donc, on annule, on ralenti et on recule même à bien des égards, notamment avec le retrait de gamme hybride rechargeable 4xe chez Jeep, mais on continue de faire de la recherche et du développement. Bonne nouvelle, Stellantis n’est pas complètement dans le déni en matière d’évolution technologique. Là encore, avec le retour du Hemi en Amérique et des moteurs diesel en Europe, le constructeur envoie des signaux contraires.
Cela nous mène à 2025 où l’INPI dévoile son classement habituel des entreprises qui ont le plus livrées de brevets sur le territoire français. Tout comme l’an dernier et l’année précédente, c’est le groupe Stellantis qui rafle les plus hauts honneurs. En fait, à 1 294 dépôts, c’est même 5 de plus qu’en 2024. « Les deux premières années de Stellantis, nous étions deux fois deuxièmes. Et désormais, pour la troisième année consécutive, nous sommes premiers. Cela démontre la force de notre innovation, en particulier en France », souligne Anne Laliron, directrice de l’innovation de Stellantis. Ce qui est autant plus étonnant, c’est d’apprendre que Stellantis dépose environ 50% de ses brevets en France.
Antonio Filosa, le nouveau grand patron de Stellantis en remplacement de Carlos Tavares, a une vision bien différente de son prédécesseur. Si Tavares voulait faire bouger les choses vites, trop vite, Filosa a une approche beaucoup plus pragmatique, plus lente de l’évolution de l’automobile.
Bien que le gel de l’électrification soit apparent en Amérique du Nord, Anne Laliron va à la défense de son nouveau patron : « Antonio Filosa est très favorable à la promotion de la créativité et à la protection de nos innovations ». Toutefois, la « liberté de choix » demeure centrale. Le constructeur va continuer « d’avancer » avec l’électrification, mais à un rythme plus lent.
L’objectif est une approche « multi-énergie » tout en ayant un rééquilibrage des offres et des possibilités pour les consommateurs. Selon les dires de Stellantis, cela va se concrétiser en continuant de faire avancer une collection de projets, dont ceux qui touchent l’électrification et ses composants, mais aussi l’hybridation simple de même que l’optimisation des mécaniques thermiques conventionnelles.
Selon madame Laliron, rester actif dans la recherche et le développement reste un avantage stratégique pour Stellantis à moyen et long terme. Lorsque les consommateurs seront prêts, Stellantis affirme qu’il sera prêt aussi à offrir les technologies et les innovations en conséquence.
Cette phrase creuse est devenue le leitmotiv de Stellantis en matière d’options technologiques. Évidemment, la question du choix doit cadrer dans ce que Stellantis veut bien donner aux consommateurs. Le RAM est un excellent exemple. On offre des 6-cylindres en ligne, un vieux V6, on ramène même le V8 Hemi, mais on attend toujours la version électrique à prolongateur d’autonomie que l’on a annoncé il y a plus de 3 ans. Et que dire de la version tout électrique bien morte et enterrée ? Donc la « liberté de choix » chez Stellantis est l’incarnation même de l’affirmation fallacieuse, du moins à l’heure actuelle.
Le 21 mai sera une date extrêmement importante pour l’avenir de Stellantis et la perception que l’on pourra en avoir. En effet, ce sera « l’Investor Day », une grande messe où Filosa divulguera les grandes lignes du futur immédiat de Stellantis. Comment le patron corrigera la trajectoire de son entreprise après une collection d’annonces qui semblent toutes orientées sur des solutions financières à très court terme ? À suivre.
(Source: L’Automobile Magazine et Auto-Infos.fr)
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