Ne cherchez pas, il n’existe aucune autre minifourgonnette hybride branchable et un tantinet abordable. Chrysler mise donc beaucoup sur cette exclusivité, et sur les incitatifs financiers gouvernementaux, pour populariser sa toute nouvelle Chrysler Pacifica hybride qui sera lancée au Canada d’ici la fin de l’année.
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Il faut dire que le véhicule a de nombreuses qualités. Basé sur la Chrysler Pacifica plus traditionnelle, il en reprend les grandes lignes, tant en matière de conduite que d’équipement. Car rappelons-le, la Chrysler Pacifica s’était donné comme mission de rajeunir le segment des minifourgonnettes, et il faut bien avouer que l’opération est assez réussie.
Mais dans ce cas, on a ajouté une motorisation électrique, aux capacités réduites faut-il le préciser, mais qui réussit tout de même un véritable tour de force : conserver une moyenne de consommation de 2,9 litres aux 100 kilomètres, lorsque l’on mise à fond sur l’énergie électrique.
Physiquement, les nuances sont minimes. Le logo Chrysler affiche un logo de couleur sarcelle, une couleur de carrosserie offerte aussi en exclusivité pour la version hybride. Un petit logo, et une trappe pour la recharge complètent les changements.
Petite précision : sous le capot de la Chrysler Pacifica hybride se retrouve le moteur V6 3,6 litres Pentastar qui fait désormais la loi chez Chrysler. Il a bien sûr été retouché un peu pour l’occasion. On lui a jumelé un moteur électrique logé dans la transmission plutôt qu’aux essieux, une méthode estimée plus efficace par les ingénieurs.
Au total, les deux motorisations combinées donnent donc une puissance de 260 chevaux, mais impossible de savoir la répartition entre les deux moteurs. C’est le secret le mieux gardé de FCA et même les ingénieurs responsables du projet estiment que cette information n’est pas importante pour le consommateur, qui préfère savoir le montant total. Question de point de vue…
Pour alimenter le moteur électrique, une batterie de 16 kWh est logée sous le siège arrière, éliminant du même coup les sièges Stow’n Go. Triste pour l’espace de chargement perdu (on a quand même conservé ce principe pour la 3e rangée), mais une bonne nouvelle pour les occupants de la deuxième rangée qui disposent dorénavant de sièges dignes de ce nom plutôt que des planches trop rigides qui servaient d’assises dans les autres versions.
Le moteur électrique est alimenté par une prise de courant. En la branchant dans le réseau domestique traditionnel de 110 volts, il vous faudra faire preuve de beaucoup de patience, puisque la recharge complète nécessite quelque 14 heures. Heureusement, en mode 240 volts, il suffira de deux heures et le tour est joué!
Autre bonne nouvelle, puisque la batterie de la Chrysler Pacifica hybride a la capacité requise, le gouvernement du Québec a accepté de lui octroyer le montant maximal de l’aide financière disponible à l’achat d’une voiture électrique. Les acheteurs pourront donc bénéficier d’un rabais de quelque 8 000$ (14 000$ en Ontario et 8 500$ en Colombie-Britannique).
Rouler vert
La Chrysler Pacifica hybride affiche un comportement routier similaire à celui de sa version plus traditionnelle, comme il se doit. Le choix de positionner les batteries au centre et au bas du véhicule permet de compter sur un centre de gravité mieux équilibré, ce qui transparaît un peu en virage, mais sans excès.
Puis il y a l’autonomie. La fiche technique précise une capacité de 48 kilomètres. Malgré les sinuosités et le relief des routes californiennes, nous avons réussi à maintenir cette moyenne, sans faire aucun effort d’économie d’énergie faut-il le préciser. Un conducteur minutieux aurait sans doute pu ajouter quelques kilomètres sans trop de compromis.
Il y a bien quelques bémols cependant. Lorsque la batterie est totalement vidée de sa charge, ou lorsque les accélérations l’exigent (le mode électrique s’éteint à 120 kilomètres à l’heure), le changement au moteur à essence ne demande aucun geste du conducteur, mais ne se fait pas sans heurt. Bien entendu, on le ressent au démarrage, mais c’est surtout le grondement sourd qui accompagne le moteur à essence qui dérange.
Autre détail, la Chrysler Pacifica ne dispose pas d’un bouton de retenue pour ménager la batterie. On roule donc sur autoroute en brûlant les capacités énergétiques électriques, alors qu’on terminera la course en ville en roulant sur l’essence. On nous dit que la voiture est assez intelligente pour faire la nuance, mais cela reste à prouver.
Un bon mot cependant pour le système de régénération. Efficace en freinage, il est spectaculaire en décélération. Une descente abrupte et longue de quelques kilomètres m’a permis de récupérer quelque 17% de la capacité de batterie sans rien changer à mon comportement de conducteur.
Tout équipée
Bien sûr, la Chrysler Pacifica hybride n’est pas donnée : 56 495$ au lancement dans quelques semaines. Mais le constructeur s’est bien chargé de nous rappeler que les incitatifs financiers la rendaient concurrentielle avec les autres versions.
Pour être franc, si j’avais à me tourner vers une minifourgonnette Pacifica, c’est sans conteste la version hybride qui m’attirerait. Innovatrice, elle vaut bien les quelques dollars supplémentaires qu’on exige pour l’obtenir.
Spécifications Chrysler Pacifica Hybrid
Prix de départ: 43,995 $
Moteur: V6 3,6 litres – 248 chevaux, 230 lb-pi de couple + Moteur Électrique
Consommation: 2,9 Le/ 100km
Coffre: 915 litres
Compétition: Dodge Grand Caravan, Honda Odyssey, Kia Sedona, Toyota Sienna
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