Nouvelles sur les voitures Économiques et Écologiques

Les sénateurs américains souhaitent légiférer pour rendre permanente l’interdiction des véhicules chinois

Denza Z9 GT 2026 | Photo: BYD

Aux États-Unis, on se souviendra que l’administration Biden avait fermé la porte aux véhicules chinois. Or, des élus des deux grands partis veulent maintenant la verrouiller à double tour. Un projet de loi bipartisan vise à inscrire dans la loi l’interdiction décrétée par le 46e président des États-Unis et ses auteurs espèrent obtenir le feu vert du Sénat dès cette semaine.

  • Le projet de loi bénéficie de l’appui de 51 sénateurs, la majorité nécessaire

  • La version déposée à la Chambre des représentants compte plus de 100 coparrains

  • La Maison-Blanche ne pourrait plus accorder d’exemptions aux constructeurs chinois

Démocrates et républicains sur la même longueur d’onde

Il est très rare que les démocrates et les républicains soient sur la même longueur d’onde. La démarche est pilotée par la démocrate Elissa Slotkin, sénatrice du Michigan, et le républicain Bernie Moreno, de l’Ohio. On parle de deux États où l’industrie automobile joue un grand rôle, faut-il le préciser ? L’objectif est d’obtenir un consentement unanime, ce qui accélérerait grandement l’adoption.

Quelques sénateurs républicains auraient toutefois exprimé des réserves.

Pour Elissa Slotkin, la question transcende les lignes partisanes : personne, à gauche comme à droite, ne veut voir des voitures chinoises sur les routes américaines.

Le moment choisi n’a rien d’un hasard. Donald Trump reçoit cette semaine Xi Jinping à Washington pour discuter de commerce. Pékin s’oppose farouchement à l’interdiction comme à toute tentative de la rendre permanente. Ajoutez à cela que le 8 septembre dernier, Donald Trump affirmait sur les ondes de Fox News qu’il verrait d’un bon œil que des constructeurs chinois fabriquent des véhicules sur le sol américain.

Cette déclaration en a fait sursauter plus d’un à Détroit. Elissa Slotkin y voit carrément le début de la fin de la production automobile aux États-Unis.

L’industrie fait front commun

Six regroupements, dont GM, Ford, Stellantis, Toyota, Volkswagen, Hyundai et Tesla, ont d’ailleurs écrit au président pour lui demander de garder cette porte bien close. Selon eux, les capitaux chinois ne créeraient pas d’emplois ; ils ne feraient que les déplacer vers des entreprises contrôlées par l’État chinois.

Rappelons que l’interdiction actuelle repose sur des considérations de sécurité nationale. Les systèmes de connectivité (Bluetooth, Wi-Fi, réseau cellulaire et communications par satellite) pourraient transmettre des données sur les automobilistes américains à Pékin.

Le dossier n’a pas fini de faire couler de l’encre.

Daniel Rufiange

Articles récents

GM : des métaux recyclés dans ses batteries neuves

GM affirme que ses nouvelles cellules de batterie contenant des métaux récupérés respectent ses normes…

1 heure

GM mise sur un plus gros diesel pour les Silverado HD et Sierra HD 2027

Les Chevrolet Silverado HD et GMC Sierra HD 2027 reçoivent un V8 Duramax de 8,3…

6 heures

Le concept électrique Renault 8 Gordini fait renaître une icône française de la performance

Le concept à propulsion combine 266 ch, des proportions compactes et un style Gordini immédiatement reconnaissable.…

6 heures

Bentley Torcal 2028 vs Porsche Cayenne Electric 2027 : comment se mesure le premier VÉ de Bentley

Le premier VUS électrique de Bentley partage la taille de sa batterie et sa puissance…

8 heures

Le Bentley Torcal 2028 fait ses débuts comme premier véhicule électrique de la marque

Le premier véhicule entièrement électrique de Bentley développe jusqu’à 876 chevaux Sa batterie de 113…

1 jour