Audi Q9
Audi évalue un deuxième investissement d’environ 3 milliards de $ à son site d’assemblage prévu en Géorgie. L’agrandissement éventuel pourrait créer 3 000 emplois supplémentaires d’ici 2033. La proposition s’ajouterait à une usine de 4 milliards de $ annoncée le mois dernier, selon des documents rendus publics par la Mid-Georgia Gateway Development Authority.
Le constructeur n’a pas confirmé la possibilité d’une deuxième phase et a refusé de commenter les documents.
Le projet initial est prévu sur un site de 1 500 acres près de Macon, et la production devrait commencer au début des années 2030. Audi a indiqué que l’établissement pourrait construire jusqu’à 200 000 VUS par année et employer 4 500 personnes. Le Q9 devrait figurer parmi les modèles qui y seront assemblés.
Selon les documents rendus publics, le programme de soutien de la Géorgie pour la première phase totalise environ 1 milliard de $. L’État fournit le terrain, 458 millions de $ en incitatifs fiscaux et plus de 120 millions de $ en subventions. Ces subventions couvrent les infrastructures, la modernisation du réseau ferroviaire, la décontamination environnementale et la construction.
Une somme supplémentaire de 430 millions de $ est réservée aux réseaux d’aqueduc, aux travaux routiers, aux besoins en services publics ainsi qu’au recrutement et à la formation de la main-d’œuvre. Les documents décrivent le soutien public proposé en lien avec l’investissement prévu d’Audi; ils ne confirment ni les conditions ni l’échéancier d’une deuxième phase.
L’ampleur des incitatifs met en évidence la concurrence entre les États américains pour attirer la fabrication de véhicules, ainsi que l’importance de la production locale dans les plans d’Audi aux États-Unis. L’entreprise importe actuellement d’Europe ou du Mexique tous les véhicules qu’elle vend aux États-Unis, ce qui l’expose aux droits de douane sur les produits et les matériaux importés. L’administration Trump devrait accorder à Audi un allègement des droits de douane dans le cadre d’un programme visant à encourager les constructeurs automobiles à investir aux États-Unis.
Selon les sources, Audi a cherché à faire passer de 15 % à 7,5 % les droits de douane sur les véhicules importés de l’Union européenne. Le département du Commerce des États-Unis devrait plutôt les fixer à environ 10 %, ont-elles ajouté. L’allègement proposé n’a pas encore été confirmé par une politique ou une entente définitive.
L’an dernier, les droits de douane sur les automobiles, l’acier, l’aluminium et les pièces ont coûté à Audi environ 1,2 milliard d’euros, soit 1,4 milliard de $ américains (1,97 milliard de $ canadiens). Cet impact donne à l’entreprise une raison financière directe de chercher à modifier sa chaîne d’approvisionnement et ses activités de production aux États-Unis, tandis qu’il faudra plusieurs années avant que l’usine de Géorgie soit opérationnelle.
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