Toyota Motor Manufacturing Canada | Photo: Toyota
Le secteur manufacturier canadien continue d’être affecté par la guerre tarifaire en cours entre Ottawa et Washington.
En effet, un rapport de S&P Global Market Intelligence montre que le secteur s’est contracté en septembre pour le huitième mois consécutif.
L’Indice des directeurs d’achats (PMI) du secteur manufacturier canadien de la société est passé de 48,3 à 47,7 le mois dernier. Un chiffre inférieur à 50 indique une contraction du secteur, et la dernière fois que le PMI du Canada a dépassé 50 remonte à janvier 2025.
Selon Paul Smith, directeur économique chez S&P Global Market Intelligence, « la production, les nouvelles commandes et les exportations ont toutes continué de chuter ». L’indice de la production du pays est passé de 47,4 à 46,4 entre août et septembre, et l’indicateur des nouvelles commandes a chuté de 47,9 à 46,1 au cours de la même période.
Les raisons en sont assez claires : l’incertitude économique et commerciale causée par le contexte tarifaire imprévisible des États-Unis et du Canada depuis le début de la seconde administration Trump, le 20 janvier.
Paul Smith a ajouté que l’environnement économique incertain amène les entreprises canadiennes à « réduire leurs achats, leurs inventaires et leurs effectifs ».
Ce dernier point est particulièrement inquiétant, puisque General Motors a annoncé plus tôt aujourd’hui l’ajout de 250 emplois à Fort Wayne, en Indiana, alors même qu’elle est en train de supprimer un quart de travail d’environ 750 employés dans son usine canadienne d’Oshawa.
Comme les deux usines construisent des camionnettes (Chevrolet Silverado HD et 1500 à Oshawa, et les modèles Silverado 1500 et GMC Sierra 1500 à Fort Wayne), elles sont en concurrence directe pour les emplois à travers l’Amérique du Nord.
Tout n’est pas sombre pour le secteur manufacturier canadien, cependant, car le même rapport souligne une réduction des pressions sur les prix en septembre, ce qui pourrait signaler un taux d’inflation plus faible que lors des mois précédents.
Le prix des intrants a chuté de 61,6 à 57,3 en septembre, et le prix des extrants a atteint 51,2, son plus bas niveau depuis octobre 2024. Cela signifie que les coûts de production et les prix à la consommation ont quelque peu diminué au cours de cette période.
Combiné à la réduction du taux directeur de la Banque du Canada de 25 points de base en septembre, cela pourrait encourager les entreprises à étendre ou à maintenir leurs activités canadiennes dans l’espoir d’un marché plus fort dans les mois à venir.
Pour le moment, l’impact des tarifs douaniers et de l’incertitude économique sur l’industrie automobile canadienne semble gérable, car à l’exception de General Motors, toutes les autres entreprises qui exploitent actuellement des usines d’assemblage en Ontario prévoient de maintenir ou d’augmenter leur production d’ici le milieu de l’année 2026.
Source : Automotive News Canada
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