Le gouvernement vise à alléger le fardeau des constructeurs américains confrontés à la hausse des coûts de production.

  • L’administration Trump prévoit de réduire les tarifs sur les pièces étrangères utilisées dans les véhicules fabriqués aux États-Unis.

  • Les constructeurs automobiles recevront des remboursements pour les tarifs déjà payés sur les matériaux importés.

  • Les groupes de l’industrie avaient averti que les tarifs feraient grimper les prix et perturberaient les chaînes d’approvisionnement.


Des responsables ont confirmé lundi que l’administration Trump entend adoucir l’impact de ses tarifs automobiles en allégeant les droits sur les pièces importées utilisées dans la fabrication de véhicules aux États-Unis. La décision devrait être officialisée aujourd’hui, en même temps que la visite du président Donald Trump au Michigan.

Selon le plan, les droits sur les pièces étrangères seront réduits et les constructeurs qui produisent des véhicules au pays seront protégés contre l’accumulation de tarifs, comme ceux qui avaient été imposés auparavant sur l’acier et l’aluminium. Un représentant de la Maison-Blanche a indiqué que les entreprises ayant déjà payé ces droits devraient obtenir des remboursements.

Le secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, a qualifié cette décision de « grande victoire » pour l’agenda commercial du président. Lutnick a précisé que cette mesure récompensera la production domestique tout en offrant un soulagement aux constructeurs investissant dans des installations américaines.

Les dirigeants des grands constructeurs automobiles ont accueilli favorablement la décision. La PDG de General Motors, Mary Barra, a affirmé que le leadership de Trump contribuait à « rétablir des conditions équitables » pour les manufacturiers américains. Le PDG de Ford, Jim Farley, a pour sa part souligné que ces changements aideraient à atténuer les effets des tarifs pour les constructeurs, les fournisseurs et les consommateurs.

Cette décision de l’administration survient après les pressions exercées par l’industrie automobile pour éviter l’imposition d’un tarif de 25 % sur les pièces importées. Dans une lettre envoyée aux responsables commerciaux américains la semaine dernière, des groupes représentant les constructeurs automobiles, dont GM, Toyota Motor, Volkswagen et Hyundai, avaient averti que ces tarifs risquaient de perturber les chaînes d’approvisionnement, d’augmenter les prix pour les consommateurs et de provoquer des licenciements ainsi que des fermetures d’usines.

Les groupes de l’industrie ont également souligné que de nombreux fournisseurs étaient déjà en difficulté financière et ont prévenu que ces perturbations pourraient entraîner l’arrêt de la production et même des faillites à travers le secteur.

Mathieu St-Pierre

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