Alors que l’électrification des transports était bien amorcée en Amérique du Nord et particulièrement au Canada au cours des dernières années, d’importants changements politiques et financiers ont renversé la vapeur depuis environ un an.
En effet, l’imposition de tarifs sur les véhicules importés aux États-Unis ainsi que l’arrêt ou la réduction des subventions gouvernementales des deux côtés de la frontière ont fortement nui aux ventes et à la rentabilité des modèles électriques, ce qui a poussé plusieurs constructeurs à revoir leurs plans pour les prochaines années.
Ainsi, depuis l’an dernier, un nombre sans précédent de véhicules électriques ont été retirés du marché bien avant la fin de leur cycle de vie attendu et plusieurs autres ont été abandonnés avant même de rejoindre les salles de montre.
Voici donc une galerie de ces modèles électriques qui sont disparus du marché canadien en 2026 ou qui ne verront finalement pas le jour.
Initialement dévoilé sous forme de prototype en août 2025, l’Acura RSX marquait le retour d’un nom iconique, transformé pour l’occasion en VUS compact électrique. Prévu pour la fin de 2026, ce modèle devait être le premier véhicule électrique conçu entièrement à l’interne par Honda sur sa nouvelle plateforme mondiale, intégrant le système d’exploitation ASIMO OS et des capacités de recharge bidirectionnelle. Cependant, pas plus tard qu’hier, Honda a brutalement annulé le projet avant même son lancement. Citant une faible demande pour les véhicules électriques, des pressions tarifaires liées à l’assemblage de ce modèle qui aurait dû être produit en Ohio, et la compétition en provenance de Chine, le constructeur a choisi de réorienter ses investissements vers les motorisations hybrides, acceptant une perte financière colossale de 21,4 milliards de dollars pour l’ensemble de ses programmes annulés.
Retiré du marché canadien après seulement une année modèle 2024 étirée jusqu’en septembre dernier, l’Acura ZDX symbolise la fin prématurée du partenariat technique entre Honda et General Motors. Malgré des rabais agressifs atteignant 10 000 $, ce VUS basé sur la plateforme Ultium n’a pas su trouver son public. Avec cette disparition, doublée de l’annulation du projet RSX, Acura se retrouve désormais dans une position précaire : la marque ne propose plus aucun véhicule électrique à ses clients et n’a plus aucun nouveau modèle à batterie en développement pour l’Amérique du Nord.
General Motors a mis fin à la production de sa fourgonnette électrique BrightDrop à l’usine CAMI d’Ingersoll, en Ontario, en octobre 2025. Bien que ce site ait été célébré comme la première usine de fabrication de VÉ à grande échelle au Canada, le projet a été abandonné en raison d’un marché des véhicules utilitaires électriques beaucoup plus lent que prévu. Les ventes décevantes, combinées à la suppression des crédits d’impôt aux États-Unis et à un cadre réglementaire incertain, ont rendu le modèle non viable. GM a précisé que la production ne sera pas relocalisée, signant la disparition définitive de la gamme BrightDrop dans sa forme actuelle.
Le Ford F-150 Lightning, pionnier des camionnettes électriques, a été retiré du marché canadien à la fin de 2025. Malgré un succès initial notable au Québec, la demande globale insuffisante et des coûts de production élevés ont rendu le modèle non rentable pour le constructeur. En 2027, ce modèle reviendra sous la forme d’un véhicule électrique à autonomie prolongée (EREV). Cette nouvelle mouture utilisera un moteur à essence servant exclusivement de générateur pour alimenter les moteurs électriques, portant l’autonomie totale à plus de 1 126 km afin de mieux répondre aux besoins de remorquage et de climat froid.
Le projet de VUS électrique à trois rangées de Ford, qui devait initialement transformer l’usine d’Oakville en Ontario en un pôle d’électrification majeur, a été officiellement annulé. Ce revirement stratégique, entraînant une dépréciation d’environ 1,9 milliard de dollars pour ce programme spécifique, témoigne de la volonté du constructeur de délaisser les grands modèles électriques peu rentables au profit de segments plus lucratifs. L’installation d’Oakville a finalement été réaffectée à la production de camionnettes Super Duty à essence et hybrides. Ford oriente désormais ses investissements vers les motorisations hybrides et le développement de véhicules électriques plus compacts et abordables via ses équipes de recherche avancée.
La Genesis G80 Électrifiée est officiellement retirée du marché nord-américain, et sa présence au Canada prendra fin une fois les dernières unités en inventaire écoulées. Malgré une autonomie de 454 km et un design soigné, cette berline de luxe a souffert d’un prix de base élevé (plus de 105 000 $) et d’une concurrence féroce de la part des marques allemandes et de Tesla. Son retrait est également lié à l’imposition de tarifs douaniers aux États-Unis sur les véhicules fabriqués en Corée du Sud. Ce départ annule l’arrivée prévue de la version 2026, qui devait offrir un empattement allongé et un habitacle redessiné. Genesis concentre désormais sa stratégie électrique sur ses VUS, tels que les GV60, GV70 EV et le futur GV90.
La Honda 0 Series Saloon, modèle phare de la nouvelle gamme électrique « Série 0 », a été officiellement annulée hier avant son lancement commercial. Ce véhicule futuriste au design cunéiforme (en coin) devait incarner l’approche « Fine, Légère et Sage » de Honda, intégrant une conduite semi-autonome de niveau 3 et le système d’intelligence artificielle Asimo OS. Cependant, confronté à une baisse marquée de la demande pour les VÉ et à des pressions tarifaires mondiales, Honda a sacrifié ce programme pour limiter des pertes financières colossales estimées à 21,4 milliards de dollars canadiens. Ce revirement historique, entraînant la première perte annuelle de la marque depuis 1957, force le constructeur à privilégier désormais ses motorisations hybrides de prochaine génération.
Le Honda 0 SUV, un prototype de véhicule électrique de taille moyenne, devait incarner une nouvelle ère de mobilité avec un habitacle adaptable et des technologies d’aide à la conduite avancées. Utilisant le système d’exploitation ASIMO et des commandes de direction électriques, il promettait une maniabilité et une personnalisation optimisées. Cependant, tout comme la berline de série 0, le VUS à été annulé hier.
Lancé en 2024, le Honda Prologue verra sa production prendre fin en décembre 2026, bouclant un cycle de vie de seulement trois ans. Ce VUS intermédiaire, fruit d’un partenariat avec General Motors sur la plateforme Ultium, a subi une chute brutale de ses ventes de plus de 74 % au début de 2026, suite à l’abrogation des crédits d’impôt fédéraux américains. Bien que le modèle ait initialement suscité de l’intérêt, Honda a décidé d’abandonner tout projet de rafraîchissement ou de seconde génération. La marque réoriente désormais ses investissements vers l’expansion de sa gamme hybride (Civic, CR-V, Accord), étant donné que ses autres projets de véhicules électriques ont aussi été mis sur la glace.
Toujours chez Honda, le lancement d’un grand VUS électrique à trois rangées avait aussi été annulé il a quelques mois, une décision motivée par un fléchissement de la demande en Amérique du Nord et les impacts législatifs du « Big Beautiful Bill ». Avec la suppression programmée du crédit d’impôt fédéral de 7 500 $ par l’administration Trump en septembre 2025, Honda juge les perspectives de rentabilité trop incertaines pour ce segment. En conséquence, le constructeur a réduit ses investissements électriques mondiaux de 10 000 à 7 000 milliards de yens pour se recentrer sur l’hybridation. Au moment ou ce modèle avait été annulé, Honda affirmait que les autres VÉ de la série 0 verraient le jour, mais nous savons maintenant que ce ne sera pas le cas.
La Hyundai IONIQ 6 sautera l’année-modèle 2026 au Canada. Hyundai Canada a choisi de ne pas importer la version rafraîchie immédiatement afin de liquider les inventaires importants de modèles 2025 toujours en concession. La berline restylée fera finalement ses débuts au pays à l’automne 2026 en tant que modèle 2027. Fait notable, la déclinaison haute performance IONIQ 6 N de 641 chevaux n’est pas visée par ce report : elle sera la seule représentante du millésime 2026 dans la gamme, introduisant en prime le nouveau design aux phares affinés qui sera ensuite généralisé.
Le Jeep Wagoneer S, le premier VUS entièrement électrique de la marque en Amérique du Nord, se trouve dans une position incertaine pour l’année 2026 au Canada. Bien que Stellantis n’ait pas encore confirmé son retrait, des rumeurs indiquent qu’il pourrait sauter l’année-modèle 2026, qui ne figure toujours pas sur le configurateur en ligne de la marque. Ce recul potentiel serait attribuable à des prévisions de ventes inférieures aux attentes et à l’annulation de certaines subventions pour les véhicules électriques aux États-Unis.
Le Kia Niro EV tirera sa révérence au Canada après l’année-modèle 2026, seule la motorisation hybride subsistant pour 2027. Pionnier de la marque, ce modèle a permis de démocratiser l’électrification en offrant une option compétente à un prix inférieur aux VÉ plus modernes. Son retrait s’explique par un positionnement tarifaire devenu complexe : à plus de 48 600 $, il subissait la concurrence interne de la nouvelle berline EV4 et du VUS compact EV5. L’arrivée prévue du petit EV3, attendu sous la barre des 40 000 $, permet à Kia de remplacer le Niro EV par une solution plus technologique et abordable, simplifiant ainsi sa stratégie vers le tout-électrique.
Mercedes-Benz a mis fin à la production de la berline EQE vers la fin 2025, bouclant un cycle de vie particulièrement court. Cette décision découle de ventes décevantes, en chute de 39 % en 2024, et d’un design particulier qui n’a pas su séduire la clientèle traditionnelle de la marque. Proposée à partir de 76 050 $, l’EQE a peiné à rester compétitive face à Tesla et BMW, souffrant notamment d’une autonomie limitée sur ses versions de performance AMG. Le constructeur simplifie désormais sa gamme pour privilégier des architectures à 800 volts plus avancées. La lignée EQE sera remplacée par les futures Classe C et GLC électriques, ainsi que par une Classe E électrique au design plus classique attendue pour 2027.
Tout comme la berline, le VUS EQE a aussi vu sa production arrêter il y a quelques mois en raison de ventes moins bonnes qu’espérées. Malgré ses ambitions technologiques, son design arrondi ayant abandonné le style caractéristique de la marque n’a pas su convaincre la clientèle traditionnelle face à Tesla ou BMW. Proposé à partir de 94 900 $, le VUS souffrait notamment d’une autonomie limitée sur sa version de performance AMG (370 km).
Nissan a mis fin l’an dernier au développement de ses deux futures berlines électriques (codes LZ1F et LZ1E), destinées à remplacer les Maxima et Altima en Amérique du Nord. Invoquant un marché des berlines en déclin et des coûts de production trop élevés — avec un prix de départ estimé au-delà de 45 000 $. Ce virage stratégique reporte à 2028 l’arrivée de nouveaux modèles électriques plus imposants. Notez que Nissan Canada se dissocie des États-Unis en maintenant la commercialisation du multisegment Ariya pour 2026 bien qu’il soit abandonné au sud de la frontière en raison des tarifs imposés sur son assemblage au Japon.
Stellantis a officiellement annulé le développement de la camionnette Ram 1500 REV entièrement électrique, invoquant une demande insuffisante pour les grands camions à batterie en Amérique du Nord. Initialement prévu pour rivaliser avec le Silverado EV, ce projet a été abandonné avant son lancement au profit d’un retour aux motorisations thermiques plus traditionnelles. Le constructeur a toutefois récupéré l’appellation « 1500 REV » pour désigner sa future version hybride à autonomie prolongée (EREV), précédemment connue sous le nom de Ramcharger. Ce modèle 2027 utilisera un moteur V6 servant exclusivement de générateur pour alimenter une batterie de 92 kWh, promettant une autonomie totale de 1 110 km et une capacité de remorquage de 14 000 livres.
Tesla fermera officiellement le chapitre de la Model S, dont la production cessera au deuxième trimestre de 2026. Lancée en 2012, cette berline a été le premier véhicule entièrement conçu par la marque, transformant durablement l’image des voitures électriques grâce à son mélange inédit de luxe, de technologie et de performances. Elon Musk a qualifié ce retrait de « retraite honorable », marquant le pivot stratégique définitif de l’entreprise vers l’intelligence artificielle. L’espace de production à l’usine de Fremont sera désormais réaffecté à la fabrication du robot humanoïde Optimus. Bien que ce modèle historique disparaisse du catalogue des véhicules neufs, Tesla assure que le support technique et les pièces resteront disponibles pour les propriétaires actuels.
Comme pour la Model S, Tesla mettra fin à la production du Model X en 2026, marquant la fin du VUS de luxe aux portes « Falcon Wing ». Lancé en 2015, ce modèle est apparemment retiré pour permettre à Tesla de se concentrer sur l’intelligence artificielle et la robotique. Malgré cela, Tesla confirme que les propriétaires actuels continueront de bénéficier du support technique, des pièces de rechange et des mises à jour logicielles durant toute la vie de leur véhicule. Avec moins de 3 % des ventes totales de la marque en 2025, le Model X cède définitivement sa place aux Model 3 et Model Y.
Le Volkswagen ID. Buzz, réincarnation électrique du célèbre Microbus, sautera l’année-modèle 2026 au Canada et aux États-Unis. Confronté à un ralentissement de la demande pour les véhicules électriques et à un positionnement tarifaire élevé — dépassant les 80 000 $ au pays —, le constructeur a opté pour une « pause stratégique » de la production. Cette décision permet à la marque de concentrer ses ressources sur l’écoulement des inventaires de modèles 2025 restants. Bien que certains concessionnaires craignent un retrait définitif, Volkswagen confirme un retour pour le millésime 2027, prévoyant d’utiliser ce répit pour installer une nouvelle batterie offrant plus d’autonomie.
La Volkswagen ID.7, une berline électrique de format similaire à la Passat, ne sera pas commercialisée en Amérique du Nord. Après avoir initialement repoussé son arrivée pour privilégier le lancement de l’ID. Buzz, le constructeur a finalement annulé le programme en janvier 2025. Volkswagen justifie ce retrait par un « climat de marché difficile » pour les véhicules électriques et l’évolution des dynamiques de vente. Bien que le modèle ait été exposé dans divers salons de l’auto canadiens et qu’il poursuive sa carrière en Europe et en Chine, il ne rejoindra jamais l’ID.4 dans nos concessions.
Le Volvo EX90, le VUS électrique amiral de la marque, ne sera pas commercialisé au Canada pour l’année-modèle 2026. Cette décision est une conséquence directe des tensions commerciales et des contre-tarifs de 25 % imposés par le Canada sur les véhicules fabriqués aux États-Unis à l’extérieur de l’ACÉUM, le modèle étant assemblé en Caroline du Sud. Avec un prix de départ de 113 770 $, l’ajout de telles taxes rendrait le véhicule financièrement inabordable pour les consommateurs. Représentant seulement 1 % des ventes de Volvo au pays avec 143 exemplaires écoulés en 2025, le constructeur préfère suspendre les importations en attendant une normalisation des relations douanières, tout en continuant d’écouler les inventaires restants de modèles 2025.
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