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ÉTUDE : Les véhicules électriques moins polluants que les voitures à essence, du début à la fin

Il n’y a aucun doute qu’une voiture électrique pollue moins qu’une voiture à essence une fois sur la route.

Cela dit, il y a longtemps eu débat sur le niveau de pollution générée par un VÉ si l’on tient compte d’autres facteurs externes, comme l’énergie utilisée pour générer l’électricité nécessaire à leur fonctionnement. Une étude publiée par l’université du Michigan a cherché à explorer la question un peu plus loin.

Cette étude a combiné la pollution générée par une voiture électrique sur une base équivalente à des miles au gallon et la pollution générée dans divers pays pour développer l’électricité nécessaire aux VÉs. Elle a ensuite ramené le tout à une base de consommation de litres aux 100 kilomètres et déterminé combien une voiture à essence doit consommer en carburant pour polluer moins qu’une voiture électrique.

La pollution créée pour développer un réseau électrique et produire l’électricité est différente d’un pays à l’autre. Or, au Canada, la consommation moyenne de carburant des voitures à essence se devrait d’être moins de 1,4 litre aux 100 kilomètres pour qu’elles soient moins polluantes qu’un parc automobile de véhicules électriques.

Dans un pays comme l’Albanie qui produit l’ensemble de son électricité à partir d’hydroélectricité, la consommation moyenne des véhicules à essence se devrait d’être 0.05 litre aux 100 kilomètres. En d’autres termes, les voitures électriques sont beaucoup moins polluantes en Albanie.

Par contre, au Botswana, un pays qui produit son électricité à l’aide de charbon, la valeur grimpe à 8,1 litres aux 100 kilomètres. Donc, si l’on remplace toutes les voitures à essence par des voitures électriques au Botswana, il y a fort à parier que le niveau de pollution ne diminuera pas, à moins que le parc automobile actuel dans ce pays d’Afrique dépasse 8,4 litres aux 100 kilomètres en moyenne.

Une étude complexe, certes, mais qui ultimement nous rappelle que la production d’électricité n’est pas sans effets secondaires, mais qu’au final dans la plupart des pays la prolifération des VÉs aura un impact positif sur l’environnement.

Charles Jolicoeur

Charles Jolicoeur est chroniqueur automobile depuis 3 ans. Il est rédacteur-en-chef des sites web EcoloAuto.com, Autoaufeminin.com, Vusmag.com et LuxuryCarMagazine.com. Il collabore également sur une base quotidienne avec le site Autogo.ca et est membre de l’Association des Journalistes Automobiles Canadiens (AJAC).

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