C’est Le Devoir qui rapporte les résultats de cette étude que l’on partage avec vous.
Ainsi, selon ladite étude, ce recul du gouvernement pourrait coûter 10,3 milliards de dollars aux consommateurs d’ici 2035, tout en éloignant considérablement la province de ses cibles d’électrification.
On comprend la décision, qui s’aligne sur les tendances du marché… et sur les souhaits des constructeurs.
L’annonce du dernier recul remonte à juin dernier. La ministre Pascale Déry avait alors présenté cet assouplissement comme une « approche équilibrée », destinée à donner un peu d’air aux constructeurs automobiles sans trop nuire aux consommateurs.
Le document du ministère brosse toutefois un portrait bien différent.
D’ici 2030, la nouvelle mesure devrait effectivement générer des économies. Mais à plus long terme, la note grimpe rapidement, notamment en raison d’une hausse marquée des dépenses en carburant. Ajoutez à cela les coûts sociaux liés aux émissions de gaz à effet de serre (GES) et à la pollution atmosphérique, évalués à 9,4 milliards de dollars d’ici 2035, et le calcul devient nettement moins favorable pour les ménages québécois.
Du côté des constructeurs, le portrait est tout autre : ils économiseraient environ 2,7 milliards sur toute la période visée par l’étude. En bout de piste, le ministère chiffre le coût net de cette modification réglementaire à 17 milliards pour l’ensemble des acteurs concernés, consommateurs et industrie confondus.
L’enjeu ne se limite pas à l’aspect financier. Le gouvernement répète depuis des années qu’il souhaite voir deux millions de véhicules électriques circuler sur les routes québécoises d’ici 2030, un chiffre toujours affiché sur son propre site. Or, avec ce second recul de la norme VZE, le ministère prévoit désormais un parc électrique limité à environ 1,2 million de modèles pour 2030.
Cet écart pourrait se traduire par un déficit allant jusqu’à 3,2 mégatonnes dans les objectifs de réduction de GES fixés pour 2035, comparativement à ce qu’aurait permis la norme précédente.
Le ministère admet d’ailleurs qu’il aurait pu attendre la décision d’Ottawa concernant ses propres quotas de véhicules électriques avant de bouger. Il a plutôt choisi d’agir rapidement afin d’offrir un répit à l’industrie en pleine période d’incertitude.
La grande question que l’on se pose, c’est de savoir si ce deuxième recul est le dernier. Après celui de septembre 2025, celui de cette année démontre qu’une pression semble toujours s’exercer sur les autorités.
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