Tesla Model Y | Photo: Tesla
Le nouvel accord commercial entre le Canada et la Chine réduira les tarifs d’importation sur les véhicules électriques chinois, permettant à des constructeurs comme Tesla, Volvo et Lotus d’obtenir un accès anticipé au marché canadien à des conditions plus favorables.
Cela répond à une question qui nous a traversé l’esprit la semaine dernière lors de l’annonce de l’accord avec la Chine : verrons-nous réellement des VE badgés BYD, Chery ou MG sur les routes canadiennes, ou bien les marques établies qui produisent en Chine profiteront-elles de la réduction tarifaire ?
L’accord, confirmé à la fin de la semaine dernière, autorise l’importation annuelle de 49 000 véhicules électriques en provenance de Chine à un taux tarifaire de 6,1 %, en baisse par rapport aux 100 % précédents. En contrepartie, le Canada a obtenu des concessions commerciales sur les exportations de canola.
La structure tarifaire révisée avantage les constructeurs disposant déjà d’une certification nord-américaine, du moins dans un premier temps. Tesla, qui a importé plus de 44 000 VE fabriqués en Chine au Canada en 2023, devrait reprendre les importations à grande échelle. Volvo et Polestar, tous deux contrôlés par le groupe chinois Geely, sont également bien positionnés pour tirer parti de ce changement.
Un responsable de Transports Canada, qui a requis l’anonymat, a indiqué que le ministère certifiera de nouveaux VE chinois dans un délai de huit semaines dans le cadre du processus simplifié.
Geely, la société mère chinoise de plusieurs marques de VE, a déclaré que la réduction tarifaire affectera ses marques de différentes façons, tout en qualifiant le changement de globalement positif. Polestar a refusé de commenter. Tesla n’a pas répondu aux demandes de commentaires.
La marque de luxe Lotus, contrôlée par Geely, a indiqué que l’accord pourrait réduire de moitié le prix de son VUS Eletre au Canada. Le véhicule, actuellement affiché à plus de 310 000 $, est l’un des rares VE haut de gamme fabriqués en Chine offerts sur le marché canadien.
Ce virage politique pourrait toutefois ouvrir la porte à une participation plus large d’autres constructeurs chinois. BYD, le plus grand fabricant mondial de VE, qui a récemment dépassé Tesla, affiche actuellement des ventes limitées au Canada, mais pourrait bénéficier de la structure tarifaire révisée. Selon les modalités de l’accord, 50 % du quota d’importation devra être offert à 35 000 $ ou moins d’ici 2030 afin de favoriser l’accès à des options plus abordables.
L’accord canadien fait suite à des décisions récentes de la Commission européenne visant à assouplir les tarifs sur les VE chinois, à l’inverse des politiques commerciales plus protectionnistes proposées par le président américain Donald Trump. Cette divergence pourrait remodeler davantage le marché nord-américain des VE si les constructeurs chinois établissent des activités à long terme au Canada.
Source: Automotive News
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