Prototype Renault 5 | Photo: Renault
Renault, Nissan et Mitsubishi ont annoncé cette semaine leur plan d’électrification. Cette mesure verra l’Alliance introduire 35 nouveaux modèles électriques d’ici la fin de la décennie afin de rattraper ses concurrents.
Alors que la plupart des constructeurs introduisent des véhicules électriques et que d’autres engagent des sommes importantes dans l’électrification, comme Toyota, qui va investir 70 milliards de dollars dans les VE, l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi est actuellement à la traîne.
Ce retard peut être surprenant compte tenu qu’elles ait étés parmi les premières marques établies à vendre des véhicules électriques au début de la dernière décennie avec la Nissan Leaf, la Mitsubishi i-Miev et la Renault Zoe.
Le plan prévoit que la plupart des nouveaux modèles soient liés, 80 % d’entre eux partageant des plateformes et des éléments mécaniques communs d’ici 2026, contre 60 % actuellement.
Afin de libérer de l’espace dans la gamme de chaque marque, 10 modèles seront abandonnés dans les années à venir, ce qui laissera l’alliance avec environ 90 modèles différents en vente dans le monde.
L’Alliance ajoutera une cinquième plateforme électrique pour construire des modèles plus petits, tels que le remplacement de la Nissan Micra et de la Renault 5. Pour l’instant, ces modèles ne sont confirmés que pour l’Europe et leur très petite taille rend peu probable leur arrivée en Amérique du Nord.
La plateforme qui sous-tend actuellement la nouvelle Nissan Ariya et la Renault Megane E-Tech servira de base à 15 autres modèles d’ici 2030, ce qui devrait l’aider à atteindre 1,5 million de ventes à travers le monde.
En ce qui concerne les batteries, Nissan travaille sur une technologie à l’état solide qui devrait être prête en 2028, et qu’elle partagera avec Mitsubishi dans un premier temps et très probablement avec Renault par la suite.
Ce plan pourrait contribuer à apaiser certaines des tensions qui règnent au sein de l’Alliance, notamment depuis que l’ancien PDG, Carlos Ghosn, a été accusé d’inconduite financière. Renault détient 43 % de Nissan et dispose de droits de vote dans le constructeur japonais, tandis que Nissan ne détient que 15 % de Renault et ne dispose d’aucun droit de vote, bien qu’il s’agisse d’une plus grande entreprise. Mitsubishi fait partie de l’alliance depuis que Nissan a acheté un tiers des actions de la petite société.
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