Usine d'assemblage de Brampton, en Ontario | Photo: Stellantis
Le plan de Stellantis visant à ajouter 11 modèles au sein de ses marques Chrysler, Dodge, Jeep et Ram d’ici 2030 pourrait ouvrir la voie à une future production à son usine d’assemblage de Brampton actuellement inactive.
L’usine, située au nord-ouest de Toronto, n’a produit aucun véhicule depuis la fin de 2023, lorsque la production des Dodge Challenger, Dodge Charger et Chrysler 300 a pris fin. Ses prochaines affectations devaient notamment inclure le Jeep Compass, mais Stellantis a suspendu les travaux de réoutillage avant d’attribuer par la suite ce programme à Belvidere, en Illinois.
Ce revirement de Stellantis a laissé Brampton sans mandat de véhicule confirmé et a accentué les inquiétudes parmi les membres d’Unifor représentés par la section locale 1285. Cette dernière représente environ 3 000 travailleurs horaires sur le site.
La porte-parole de l’entreprise, LouAnn Gosselin, a indiqué que le plan de produits crée des « occasions potentielles significatives » pour des sites comme Brampton, alors que Stellantis évalue la future production au sein de son empreinte manufacturière canadienne.
Le président de la section locale, Vito Beato, a affirmé que le nouveau plan de modèles est encourageant puisque plusieurs produits relèvent de marques historiquement associées à Brampton. Il a indiqué que le syndicat souhaite que Stellantis identifie quels futurs véhicules pourraient être attribués à l’usine canadienne.
Unifor continue de faire pression sur Stellantis afin qu’elle respecte les engagements pris lors des négociations contractuelles de 2023 visant à amener la production du Compass à Brampton. Beato a indiqué que le syndicat demeure ouvert à d’autres programmes de véhicules, mais qu’il a récemment rejeté une proposition de l’entreprise visant à assembler des véhicules électriques Leapmotor à partir d’ensembles complets.
Lors d’une présentation aux investisseurs tenue le 21 mai à Auburn Hills, au Michigan, Stellantis a indiqué espérer augmenter ses revenus nord-américains de 25 % d’ici 2030. Le constructeur vise également un taux d’utilisation de capacité de 80 % à travers son réseau régional d’assemblage.
L’entreprise a fourni peu de détails de production concernant les 11 modèles prévus, tout en affirmant également son intention d’augmenter sa production américaine au cours des quatre prochaines années. Beato a soutenu que des investissements supplémentaires aux États-Unis n’empêchent pas Stellantis d’attribuer du travail au Canada.
Le calendrier demeure l’enjeu central pour les travailleurs de Brampton. Certains futurs modèles ne devraient pas être lancés avant 2029 ou 2030, laissant planer l’incertitude quant à la durée pendant laquelle l’usine pourrait demeurer sans production.
Source: Automotive News
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