2024 Fiat 500e | Photo: Olivier Delorme
Le PDG de Stellantis, Antonio Filosa, se prépare à prendre des décisions clés concernant le portefeuille mondial de marques du constructeur, alors que Fiat et Alfa Romeo continuent d’afficher de faibles ventes aux États-Unis et au Canada. Filosa, qui s’exprimait au Salon de l’auto de Detroit à l’approche de son septième mois en poste, a reconnu la nécessité d’un changement stratégique afin de soutenir la croissance à long terme. Cette histoire pourrait d’ailleurs vous donner une impression de déjà-vu…
L’entreprise supervise 14 marques automobiles, dont des piliers en Amérique du Nord comme Jeep, Ram, Dodge et Chrysler, ainsi que des marques européennes telles que Fiat, Peugeot, Citroën et Opel. Filosa a qualifié cet ensemble de « privilège », tout en soulignant que chaque marque possède des forces distinctes et fait face à des défis propres à ses marchés.
Sur les marchés américain et canadien, la présence de Fiat s’est réduite à un seul modèle, la 500e électrique. Le véhicule n’a enregistré que 84 livraisons au quatrième trimestre de 2025, en baisse de 89 % par rapport à la même période l’année précédente. Les ventes totales aux États-Unis pour l’année ont reculé de 14 % pour atteindre 1 321 unités. La situation est différente au Canada, où 572 500e électriques ont été vendues au quatrième trimestre, pour un total de 2 423 unités en 2025, soit une hausse marquée de 90 %. En bout de ligne, un total de 3 744 ventes sur une année complète représente un modèle d’affaires difficile à justifier…
Le seul produit connu actuellement en développement chez Fiat est la Topolino, un petit quadricycle électrique affichant une autonomie estimée à 75 km et une vitesse maximale de 45 km/h (28 mi/h). Classée comme véhicule à basse vitesse, l’utilité de la Topolino sur les marchés nord-américains demeure incertaine. Elle ne sauvera pas la marque ici.
Alfa Romeo a également connu une baisse de performance. Les ventes aux États-Unis ont chuté de 57 % au quatrième trimestre pour s’établir à 874 unités, et ont reculé de 36 % pour l’ensemble de l’année, à 5 652 unités. Les chiffres canadiens ne sont guère meilleurs, avec une baisse de 40 % au 4e quart à 122 unités et un recul de 26 % à 660 unités pour l’ensemble de 2025. La marque a récemment ajusté sa stratégie d’électrification, abandonnant son objectif précédent de devenir entièrement électrique d’ici 2027 au profit d’une approche multienergie.
La gamme Alfa Romeo en Amérique du Nord comprend la berline Giulia, le multisegment Stelvio et une version à essence du Tonale, désormais la seule proposée après l’abandon de la variante VEHR. Des prévisions d’AutoForecast Solutions indiquent qu’un multisegment de plus grande taille pourrait s’ajouter en 2028, reposant sur la plateforme STLA Large de Stellantis.
Filosa a refusé de divulguer des plans concrets pour Fiat et Alfa Romeo, affirmant que ces marques revêtent une importance mondiale plus large. « Alfa est une marque très italienne. Fiat est une marque multirégionale, donc forte en Europe, forte en Amérique du Sud, forte au Moyen-Orient. Nous en vendons aussi ici », a-t-il déclaré. « J’écouterai attentivement leurs propositions afin de comprendre quel est l’avenir dans chaque région, et pas seulement aux États-Unis. »
Filosa devrait apporter davantage de clarté sur la stratégie de marques de Stellantis lors de la prochaine journée des marchés financiers du groupe.
Source: Automotive News
Les effets des tarifs douaniers imposés par l’administration Trump continuent de faire des ravages…
L’entente exploratoire vise des opportunités liées au développement de produits et de technologies aux États-Unis,…
Volvo et Google utilisent l’EX60 pour démontrer la reconnaissance environnementale par caméra basée sur Gemini…
Depuis une dizaine d’années, l’électrification est sur toutes les lèvres. Avec elle, on pense vert,…
La nouvelle AMG GT Coupé 4 portes introduit des moteurs à flux axial, une recharge à…
Le Subaru Crosstrek 2026 introduit une toute nouvelle motorisation hybride qui est raffinée et agréable…